Article

Gabon

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
June 2011
Share
  • ShareShare
Information about Sub-Saharan Africa África subsahariana
Show Summary Details

I. Introduction

1. La production de pétrole de ces 40 dernières années a transformé le Gabon en un pays à revenu intermédiaire, mais les inégalités de revenu sont fortes et les secteurs autres que ceux des produits de base stagnent. Le PIB par habitant du Gabon est parmi les plus élevés en Afrique, mais, au regard des indicateurs de développement humain, il se classe en deçà de la moyenne des pays à revenu intermédiaire. En outre, la dépense publique est souvent inefficace. La moitié du revenu national revient au quintile le plus riche de la population dont un tiers vit encore dans la pauvreté. Les recettes pétrolières, par le biais de la dépense publique, sont l’un des principaux moteurs de l'activité, mais leur instabilité et une politique budgétaire procyclique ont été à l'origine de cycles d’expansion et de ralentissement qu’ont parfois exacerbés des hausses rapides de salaires par ailleurs rigides à la baisse dans le contexte d'un régime de change fixe.

2. Une transition politique s’est produite en 2009. Ali Bongo Ondimba, fils de feu le Président Omar Bongo Ondimba, a gagné l'élection présidentielle d'août 2009. Des élections parlementaires sont prévues pour novembre 2011.

3. Les projets du Président récemment élu sont de transformer le Gabon en une économie émergente en diversifiant l'économie par rapport au pétrole et en améliorant le climat des affaires. La diminution des réserves pétrolières provoquera une baisse des revenus et des recettes budgétaires à long terme, à moins que la croissance du PIB horspétrole ne s'accélère. En vue d'accroître la production potentielle du secteur non pétrolier, le gouvernement s'est lancé dans un plan d'investissement ambitieux qui mettra à l’épreuve les capacités administratives limitées du pays.

II. Évolution récente et perspectives

4. Les résultats du programme appuyé par le FMI ont été contrastés. L'accord de confirmation triennal a expiré en mai 2010, avec seulement la conclusion des trois premières revues. Des dérapages budgétaires récurrents ont rendu difficile l'application des programmes soutenus par le FMI. Le déficit primaire hors-pétrole (DPHP) a augmenté sensiblement, passant de 14 % du PIB hors-pétrole (PIBHP) en 2009 à environ 21 % en 2010, du fait de la hausse des salaires et des investissements publics.

5. Le Gabon se remet actuellement de la crise financière mondiale. À cause du faible niveau des cours et de la demande des produits de base, les excédents des comptes courant et budgétaire se sont contractés et la croissance est devenue modérément négative. Selon les prévisions, le PIB réel passera à environ 5,7 % en 2010, sous l'effet d'une augmentation de l'investissement public et d'un rebond du secteur minier. D'après les projections, l'inflation annuelle moyenne devrait rester faible (tableau 1).

Tableau 1:Gabon: Principaux indicateurs économiques, 2008–15
20082009201020112012201320142015
Est.Proj.
(Variation annuelle en pourcentage, sauf indication contraire)
Secteur réel
PIB à prix constants2,3−1,45,75,63,31,62,62,5
Pétrole−1,4−4,54,11,5−0,8−6,1−0,6−0,7
Hors-pétrole3,4−0,56,16,74,33,63,33,2
Déflateur du PIB14,7−19,418,04,82,81,21,00,8
Pétrole22,8−29,835,46,12,70,80,90,0
Prix à la consommation
Moyenne annuelle5,32,10,42,33,43,13,03,0
Fin de période5,60,80,43,53,23,13,03,0
Secteur extérieur
Exportations, f.à.b. (dollars EU)34,4−36,725,58,02,0−6,20,20,9
Importations, f.à.b. (dollars EU)7,73,321,91,73,93,90,23,6
Termes de l'échange (détérioration= –)13,4−22,611,01,61,80,40,41,0
Finances de l'État
Recettes totales27,0−18,917,312,18,61,13,02,8
Recettes pétrolières42,0−38,540,011,61,6−5,90,30,8
Dépenses totales13,7−1,423,312,64,85,30,91,8
(En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Solde primaire hors pétrole (en pourcentage du PIB non pétrolier)−14,8−13,9−21,1−22,5−18,7−16,7−15,1−14,0
Solde global (base engagements)11,46,54,85,06,15,05,55,8
Financement Intérieur net3,7−1,4−0,3−4,9−4,5−3,5−4,4−4,6
Financement extérieur net−13,1−1,1−0,10,1−1,5−1,4−1,1−1,1
Dette publique extérieure (y compris envers le FMI)15,618,815,714,313,112,612,211,7
(Pourcentage de variation, sauf indication contraire)
Monnaie et crédit
Crédit à l'économie6,0−7,96,010,810,314,310,89,9
Monnaie au sens large8,82,28,39,29,510,56,15,0
Velocity ratio of NOGDP over broad money2,82,52,62,72,72,72,72,7
(En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Épargne nationale brute45,334,136,838,938,134,833,732,4
Investissaient fixe brut22,026,226,327,327,828,627,727,3
Solde des transactions courantes23,37,910,511,610,26,26,05,2
(En milliards de FCFA, sauf indication contraire)
Pour mémoire
PIB nominal6 5085 1706 4447 1277 5697 7868 0728 339
PIB non pétrolier nominal3 1552 9243 2793 7204 0734 4994 7745 012
Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

6. Les services du FMI s'attendent à une reprise durable, avec toutefois des risques liés aux cours des produits de base et à d'éventuels dérapages dans l'application des politiques. Soutenue par le secteur minier et celui de la transformation du bois, ainsi que par l'investissement public, l'activité devrait, selon les projections, rester robuste en 2011. L’inflation devrait s’inscrire en hausse, principalement alimentée par les prix des produits alimentaires et énergétiques. Le risque principal pour les perspectives économiques est un recul des cours du pétrole et du manganèse, car ces produits de base ont représenté en moyenne pendant la dernière décennie environ 90 % des exportations de biens et 45 % du PIB nominal. Tout projet visant à accroître davantage les dépenses d'investissement en 2011 serait procyclique et aggraverait le risque d'un retournement soudain des politiques si les cours des produits de base baissaient. Sur le plan politique, les grèves épisodiques pour obtenir des hausses de salaires et des avantages sociaux pourraient s'intensifier avant les élections parlementaires.

Gabon: Évolution de la situation budgétaire, 2005-2011

Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

III. Discussions sur l’action à mener

7. Compte tenu de la volonté des autorités de transformer le Gabon en une économie émergente, les discussions sur l'action à mener ont essentiellement porté sur trois grands thèmes: i) assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure alors que les réserves pétrolières vont diminuer à long terme, ii) accélérer la croissance afin de préparer l'après-pétrole, et iii) réformer le secteur financier.

A. Assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure

Politiques macro-financières

8. Après la forte augmentation des dépenses de 2010, le projet de loi de finances de 2011 prévoit une nouvelle accélération des dépenses en capital, qui creusera l’écart avec le DPHP viable1. La hausse des dépenses en capital sera en partie compensée par un recul des dépenses courantes (en pourcentage du PIBHP). Selon les projections, la progression des dépenses en biens et services ne devrait pas excéder l'inflation, car leur accroissement en 2010 intégrait déjà l'augmentation des coûts imputables à la préparation du programme d'investissement. En outre, malgré les recrutements supplémentaires dans les secteurs de la santé, l'éducation, la police et l'armée, les salaires devraient diminuer, le gouvernement ne prévoyant aucune hausse nominale de salaires. Le DPHP passerait alors de 21,1 % du PIBHP en 2010 à 22,5 % en 2011. Des risques de dépassement des dépenses publiques pourraient se manifester avant les élections de 2011 (tableau 2).

Tableau 2:Gabon: Comptes de l'administration centrale, 2008–121
20082009201020112012
Suppl.Proj.BudgetProj.Proj.
(En pourcentage du PIB non pétrolier)
Total recettes et dons65,957,656,660,359,659,659,1
Recettes65,957,656,060,359,659,659,1
Recettes pétrolières43,228,631,535,735,135,132,6
Recettes non pétrolières22,729,024,524,524,524,426,5
Recettes fiscales21,527,323,523,423,223,225,2
Impôts sur les revenus, les bénéfices et les plus-value7,411,17,17,17,97,99,2
Taxes intérieures sur les biens et les services4,14,84,54,54,24,24,6
Taxes sur les échanges et transactions internationaux8,89,510,910,910,310,310,3
Autres taxes non pétrolières1,21,80,90,80,90,81,1
Recettes non fiscales1,21,71,11,21,21,21,3
Dons0,00,00,00,00,00,00,0
Total dépenses et prêts nets42,346,160,950,848,950,047,8
Dépenses courantes28,831,330,730,728,828,928,1
Traitements et salaires10,313,013,012,712,412,412,1
Biens et services6,67,46,97,76,46,56,5
Paiements d'intérêts3,62,83,83,23,13,12,6
Transferts et subventions8,28,17,17,16,96,96,9
Dépenses en capital212,913,128,118,119,519,518,2
Financées sur ressources intérieures7,77,218,910,614,414,414,7
Solde global (base engagements)23,511,5−4,99,510,79,611,3
Financement total−23,5−11,54,9−9,5−10,7−9,6−11,3
Variation des arriérés−4,2−7,2−0,6−8,70,0−0,3−0,1
Emprunts extérieurs (net)−27,0−1,93,6−0,20,20,2−2,9
Tirages1,73,48,04,64,04,02,5
Amortissement−32,9−5,4−4,3−4,8−3,9−3,9−5,3
Financement exceptionnel4,20,10,00,00,00,00,0
Emprunts intérieurs (net)7,6−2,41,9−0,6−10,9−9,5−8,3
Système bancaire8,71,36,0−3,4−8,0−6,6−7,4
Secteur non bancaire−1,1−3,7−4,12,8−2,9−2,9−0,8
(En milliards de FCFA, sauf indication contraire)
Total recettes et dons2 0781 6851 8371 9762 2162 2162 406
Total dépenses et prêts nets1 3361 3481 9961 6641 8171 8601 946
Solde global742338−159312398355460
Pour mémoire:
Solde global (en pourcentage du PIB)11,46,5−0,14,80,25,06,1
Solde primaire hors pétrole à l'exclusion des transferts de capit−467−407−1 063−692−792−837−760
en pourcentage du PIB non pétrolier−14,8−13,9−32,4−21,1−21,3−22,5−18,7
PIB non pétrolier aux prix du marché3 1552 9243 2793 2793 7203 7204 073
Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

Comprend les prises de participation au nom du Fonds gabonais d'investissement souverain.

Comprend les allocations du Fonds d'entretien routier (FER), les fonds spéciaux, les dons en capital et les transferts de capital.

Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

Comprend les prises de participation au nom du Fonds gabonais d'investissement souverain.

Comprend les allocations du Fonds d'entretien routier (FER), les fonds spéciaux, les dons en capital et les transferts de capital.

9. À moyen terme, le DPHP devrait normalement diminuer grâce à un recul des dépenses en capital, le gouvernement estimant que le programme d'investissement est une mesure temporaire pour s'attaquer aux goulets d’étranglement des infrastructures. Les autorités préparent actuellement un cadre à moyen terme prévoyant les mesures suivantes:

  • réduire les dépenses en capital de % du PIBHP au cours de la période 2012–15;
  • réformer les politiques de salaire et d'emploi dans le secteur public (ce processus sera initié par des audits de la fonction publique prévus en 2011);
  • rationaliser les dépenses courantes, notamment en réduisant les transferts et subventions tout en prévoyant les ressources nécessaires pour augmenter les frais d'entretien des ouvrages nés du programme d'investissement.

Grâce à ces politiques, le DPHP devrait diminuer de 14 % du PIBHP d'ici à 2015 (voir le scénario des autorités dans le tableau). Il deviendra viable (7½ % du PIBHP) d'ici à 2019, en supposant que le gouvernement poursuive l'ajustement au même rythme que pendant la période 2012–15 en termes moyens (encadré 1).

10. La politique budgétaire a des conséquences importantes pour la stabilité intérieure2. Malgré les changements sensibles subis par la politique budgétaire, le taux de change effectif réel est resté dans l'ensemble stable ces 15 dernières années. La production intérieure étant limitée, les changements de politique budgétaire tendent en général à accroître les importations et non la demande intérieure. Ainsi, la forte relance budgétaire de 2010 devrait, selon les projections, ramener l'excédent courant à des niveaux nettement en-deçà du pic enregistré avant la crise.

Points de vue des services du FMI

11. Un rééquilibrage à moyen terme des finances publiques est crucial pour assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure à mesure que la production de pétrole diminue. Les projets d'investissement public doivent s’insérer dans un plan d'investissement pluriannuel réaliste et les lois de finances correspondantes s’inscrire dans un cadre budgétaire à moyen terme compatible avec la viabilité des finances publiques et la compétitivité extérieure. Compte tenu de la vulnérabilité du Gabon aux chocs et des contraintes de capacité, il convient de renforcer l'analyse des risques liés aux projets d'investissement et aux plans budgétaires. Le pays étant fortement dépendant des exportations de produits de base (tableau 5), la politique budgétaire doit être particulièrement prudente pour amortir suffisamment les risques liés aux variations des cours. Le gouvernement devrait envisager de ne pas accélérer davantage les dépenses en capital en 2011. Le ratio dette courante/PIB semble certes modéré, mais une chute des cours du brut pourrait alourdir sensiblement l’endettement du pays, comme l'indique l'analyse de viabilité de la dette (tableau 6 de l'appendice).

Tableau 3.Gabon: Situation monétaire, 2008–12
20082009201020112012
ActualEst.Proj.
(En milliards de FCFA, sauf indication contraire)
Avoirs extérieurs nets9841082119915932073
(en millions dollars EU)20442291236230383933
Avoirs intérieurs nets1558363−215−563
Crédits intérieurs394390233−35−359
Créances nettes sur l'État−215−176−368−703−1097
Créances nettes sur les organismes publics−21−14−14−14−14
Créances sur le reste de l'économie629579614681751
Autres postes nets−238−307−170−180−204
Monnaie au sens large (M2)11401165126213781509
Circulation fiduciaire229249228250273
Dépôts911916103411291236
(Variation en pourcentage de M2 en début de période)
Avoirs extérieurs nets2,99,610,131,234,8
Avoirs intérieurs nets−3,2−6,3−1,7−22,0−25,3
Crédit intérieur−1,3−0,3−13,5−21,2−23,5
Créances nettes sur l'État−6,13,5−16,5−26,5−28,6
Créances sur le reste de l'économie0,70,70,00,00,0
Autres postes nets−1,9−6,111,8−0,8−1,8
Pour mémoire:(Variation annuelle en pourcentage)
Monnaie au sens large (M2)8,82,28,39,29,5
Base monétaire37,2−4,30,69,29,5
Crédit a l'économie6,0−7,96,010,810,3
Crédit au secteur privé (en % du PIB hors pétrole)19,919,818,718,318,4
M2 en pourcentage du PIB global17,522,519,619,319,9
Source: Autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Source: Autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Tableau 4.Gabon: Indicateurs de solidité financière du secteur bancaire, 2003–10
200320042005200620072008200920101
Fonds propres
Fonds propres réglementaires/actifs pondéré19,922,319,817,814,319,424,022,6
Fonds propres/total des actifs13,113,211,110,27,010,716,211,3
Qualité des actifs
Prêts bancaires improductifs/total des prêts13,916,014,110,77,68,57,29,9
Provisions bancaires pour prêts improductifs53,953,655,557,459,861,471,056,8
Bénéfices et rentabilité
Rendement des actifs0,72,82,62,52,71,82,8
Rendement des fonds propres5,721,321,123,532,320,817,2
Liquidité
Actifs liquides/passifs à court terme33,055,760,157,9107,052,462,2
Sources: BEAC, COBAC et estimations des services du FMI à l'aide des définitions du "Guide d'établissement des indicateurs de solidité financière".

Les données de 2010 pour les ratios de fonds propres ont été actualisées en juin et les données de qualité des actifs l'ont été en août. Note: … = non disponible.

Sources: BEAC, COBAC et estimations des services du FMI à l'aide des définitions du "Guide d'établissement des indicateurs de solidité financière".

Les données de 2010 pour les ratios de fonds propres ont été actualisées en juin et les données de qualité des actifs l'ont été en août. Note: … = non disponible.

Tableau 5.Gabon: Balance des paiements, 2008–15
20082009201020112012201320142015
Est.Est.Proj.
(en millions de dollars EU)
Solde des transactions courantes3381864133615771471917912808
Biens (net)71713642465552095260463646464606
Exportations de biens, (f.à.b.)94045950765980718232772477417813
Hydrocarbures75195192653167816892641563916403
Bois d’œuvre400352172139155123126129
Manganèse139634270210801113111111441196
Importations de biens (f.à.b.)−2233−2307−2814−2861−2972−3088−3094−3207
Secteur pétrolier−502−400−552−373−338−338−337−338
Autres−1730−1907−2262−2488−2634−2751−2757−2869
Services (net)−1688−1521−1594−1806−1902−1933−1909−1970
Autres services privés−473−448−574−596−616−593−593−605
Revenu (net)−1849−1076−1506−1594−1643−1545−1583−1584
Revenu des intérêts des administrations publiques00000000
Autres secteurs−1849−1076−1506−1594−1643−1545−1583−1584
Transferts courants (net)−255−182−219−233−244−241−242−244
Compte de capital2973000000
Compte d’opérations financières−2856−868−956−902−604−138−53103
Investissements directs (net)764587531728741755664615
Investissements de portefeuille (net)1080000000
Autres actifs et passifs d’investissement (net)−3728−1455−1487−1630−1345−894−716−512
Transactions à moyen et long terme−2408−266−219−221−462−432−383−390
Administrations publiques−2224−121−1512−222−206−167−177
Banques00000000
Autres secteurs−184−145−204−233−240−225−217−213
Transactions à court terme−2235−1144−1629−1598−1044−824−788−770
Administrations publiques00000000
Banques1118−208149−7−43−1900
Autres secteurs−2438−982−1417−1402−840−443−333−122
Erreurs et omissions00000000
Solde global821−1380675867778859911
Financement−8211−380−744−867−778−859−911
Variations des avoirs de réserve des autorit. mon.−8211−380−744−867−778−859−911
Utilisation du crédit et des prêts du FMI (net)250000000
Financement exceptionnel00000000
Variation des arriérés (net)00000000
Allégement de la dette00000000
Rééchelonnement00000000
Pour mémoire:
(En pourcentage du PIB)
Solde des transactions courantes23,37,910,511,610,26,26,05,2
Pétrole32,930,831,131,730,627,826,626,0
Hors pétrole−9,6−22,9−20,5−20,1−20,4−21,5−20,6−20,8
Comptes de capital et des opérations financières−17,6−7,9−7,5−6,6−4,2−0,9−0,30,7
Solde global5,70,03,05,06,05,35,75,8
(En milliards de dollars EU, sauf indication contraire)
Reserves officielles imputées au Gabon2,92,02,12,94,25,87,38,8
Reserves officielles brutes de la CEMAC14,813,617,122,227,933,939,745,0
(mois d’importation de BSNF de la CEMAC)6,65,97,09,111,313,515,615,0
(pourcentage de la monnaie au sens large)117,6106,4132,6158,8180,6200,3219,5232,8
Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Sources: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Tableau 6.Gabon: Dette extérieure, 2008–12
20082009201020112012
Est.Proj.
(En millions de dollars EU, sauf indication contiraire)
Stocks de la dette
Total dette extérieure (FMI inclus)2 2642 0541 9991 9441 879
Multilatérale353280268265288
Bilatérale947924941914830
Dont: Club de Paris790707635567444
Dette commerciale964850790765761
Obligation internationale940850790765761
Service de la dette
Principal
Total (FMI inclus)2 345329314302268
Multilatérale8363576653
Bilatérale2 115174149212192
Dont: Club de Paris2 097138138156176
Dette commerciale147931072523
Intérêts
Total (FMI inclus)183136159171172
Multilatérale1820214719
Bilatérale7743826064
Dont: Club de Paris7038714952
Dette commerciale8973746666
(En pourcentage)
Pour mémoire:
Service de la dette/exportations (%)27,08,17,35,85,3
Dette publique extérieure /PIB (%)15,618,815,714,313,1
Dette publique extérieure/exportations (%)23,432,425,622,921,7
Source: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.
Source: autorités gabonaises et estimations et projections des services du FMI.

12.Il serait donc prudent de rééquilibrer la situation des finances publiques plus rapidement que ne le laisse prévoir la mise en œuvre des politiques actuelles. Les services du FMI ont identifié des mesures qui permettraient de procéder à un ajustement supplémentaire du DPHP de 6 ½ points du PIBHP d'ici à 2015, tout en respectant une trajectoire budgétaire viable à long terme. Comme le montre leur scénario d'ajustement (tableau texte), cet ajustement pourrait être réalisé grâce aux mesures clés suivantes:

  • Éliminer les dépenses en capital improductives et arrimer l'ambitieux plan d'investissement du gouvernement à un cadre budgétaire à moyen terme crédible. D'ici à 2015, les dépenses en capital seraient ramenées à leur niveau historique.
  • Ramener la masse salariale à des niveaux viables en poursuivant les réformes des salaires et de l'emploi. Les services du FMI appuient le plan des autorités visant à réduire de moitié les recrutements annuels après 2011.
  • Faire en sorte que le mécanisme d'ajustement des prix des carburants soit opérationnel en 2011. Cette mesure aiderait à maîtriser les risques budgétaires liés aux variations des cours du pétrole. Il conviendrait d'abolir d'ici à 2012 les subventions qui ne sont pas ciblées en faveur des pauvres.
  • Réduire progressivement les exonérations fiscales. Les autorités étant favorables à l'octroi d’exonérations fiscales aux zones franches industrielles (ZFI), elles pourraient envisager de réduire les exonérations de TVA et d’'impôt sur le revenu non liées à ces zones, conformément aux recommandations du Département des finances publiques du FMI (FAD).
  • Réaliser, conformément aux conseils donnés par FAD, les réformes de l'administration fiscale qui ont été amorcées.
Tableau texte: Comparaison des scénarios d'ajustement des autorités et des services, 2010-2015
2010201120122013201420152010201120122013201420152015

Différence1
Scénario d'ajustement des autoritésScénario d'ajustement des services
Taux de croissance du PIB réel5,75,63,31,62,62,55,75,33,51,83,13,40,9
Taux de croissance hors-pétrole6,16,74,33,63,33,26,16,54,63,73,94,21,0
Inflation (taux moyen)0,42,33,43,13,03,00,42,23,43,23,33,30,3
(en pourcentage du PIB non pétrolier)
Recettes non pétrolières24,524,426,526,326,326,224,524,326,927,528,229,12,9
Dépenses primaires47,546,945,143,041,440,247,542,742,439,738,136,6−3,6
Courantes30,728,928,127,627,427,830,728,627,126,025,826,0−1,8
dont salaires et traitements12,712,412,111,611,611,612,712,411,711,110,710,5−1,1
dont subventions1,21,11,11,01,01,01,21,01,00,80,80,8−0,2
En capital218,119,518,216,614,612,918,115,516,414,812,811,1−1,8
Déficit primaire hors-pétrole−21,1−22,5−18,7−16,7−15,1−14,0−21,1−18,4−15,3−12,7−10,0−7,56,5
Source: estimations et projections des services du FMI.

Différence entre les scénarios des autorités et des services.

Comprennent également le FER, les transferts en capital et les dons, mais non les prêts nets.

Source: estimations et projections des services du FMI.

Différence entre les scénarios des autorités et des services.

Comprennent également le FER, les transferts en capital et les dons, mais non les prêts nets.

Points de vue des autorités

13. Les autorités partagent l’évaluation de la viabilité des finances publiques et de la compétitivité extérieure faite par les services du FMI. Elles ont exposé les grands principes d'un cadre à moyen terme, en cours de préparation, qui vise à ramener le déficit à un niveau viable en réduisant les dépenses en capital progressivement à moyen terme, en poursuivant les réformes des salaires et de l'emploi et en rationalisant les dépenses en biens et services, ainsi que les transferts et subventions. Le cadre budgétaire à moyen terme à mettre en place tiendra également compte des risques budgétaires.

14. Les réformes en cours dans les domaines des administrations fiscale et douanière devraient renforcer les recettes non pétrolières, notamment par un meilleur contrôle des exonérations fiscales. Si les exonérations liées aux ZFI doivent être progressivement éliminées conformément à la loi, les autorités ont fait ressortir l'impact positif de ces zones sur la croissance et, partant, sur les recettes fiscales.

Réforme de la gestion des finances publiques

15. Les autorités ont entrepris une réforme profonde de la gestion des finances publiques (GFP), prévoyant notamment l’adoption du système budget-programme et des principes modernes de gestion financière. En outre, elles mettent actuellement en place une Caisse de relance3 pour pouvoir reporter à l'exercice suivant des fonds affectés aux projets d'investissement. En ce qui concerne la gestion des ressources pétrolières, elles ont décidé de créer une société pétrolière nationale et de convertir le Fonds pour les générations futures en un Fonds souverain stratégique (FSS) qui prendra des participations dans les sociétés nationales ou étrangères revêtant une importance stratégique pour le Gabon. Les textes établissant ces nouveaux fonds étant actuellement en cours de rédaction, on ne sait pas clairement s’ils seront tenus à la banque centrale régionale ou ailleurs, ce qui affaiblirait les réserves internationales de la banque centrale.

Points de vue des services du FMI

16. La GFP doit être renforcée pour rehausser la qualité de la dépense et libérer des ressources destinées à augmenter les dépenses favorables à la croissance et les dépenses sociales. En phase avec les recommandations d'assistance technique du FAD, les services du FMI ont fait valoir que l’objectif visant à reporter le financement des projets d'investissement à l'exercice suivant peut être atteint sans une Caisse de relance, qui entraverait l'exécution du budget, la gestion de trésorerie et la responsabilisation. Il y a un risque important que l'établissement de nouveaux fonds extrabudgétaires pénalise la gouvernance et la transparence. En outre, la gestion de la liquidité du FSS devrait prendre en compte les risques budgétaires liés aux fluctuations des cours des produits de base.

Points de vue des autorités

17. Les autorités ont assuré les services du FMI qu'elles prenaient des mesures pour renforcer la GFP. Les textes créant les nouvelles institutions sont en cours soit de préparation, soit d'adoption. Les autorités ont l'intention de faire en sorte que ces institutions ne soient pas de nature extrabudgétaire et soient dotées de structures à gouvernance robustes.

Encadré 1:Taux de change réel

L’évaluation qu’ont faite les services du FMI de la viabilité des finances publiques et du taux de change repose sur deux méthodes qui tiennent compte de l'épuisement à venir des ressources pétrolières1. Ces deux approches donnent à penser que les positions budgétaire et extérieure sont dans l’ensemble conformes aux fondamentaux pour autant que les autorités réduisent les dépenses publiques et le DPHP conformément à leur scénario d'ajustement. Cependant, des résultats médiocres à l'exportation et la faiblesse des politiques structurelles soulignent la nécessité d'améliorer la compétitivité.

Avec l'approche fondée sur l'hypothèse du revenu permanent (HRP), le DPHP viable est déterminé en fonction de l'épargne nécessaire pour lisser la consommation entre générations. La dépense publique suit une trajectoire constante définie en fonction de la valeur de la rente anticipée de la richesse pétrolière et des recettes non pétrolières (le «revenu permanent» de l'État). Dans le cas du Gabon, le DPHP viable est estimé à environ % du PIBHP. Le solde courant compatible avec cet objectif budgétaire détermine la norme de solde courant. Si le scénario d'ajustement des autorités se concrétisait, la surévaluation serait faible et se situerait clairement dans les limites des marges d'erreur. Si le déficit budgétaire se maintenait à son niveau de 2010, la surévaluation serait modérée (proche de 10 % à l’horizon 2015).

Analyse de la viabilité extérieure, 2015
HRPBems/Carvalho
Scénario autoritésPolitiques actuellesScénario autoritésPolitiques actuelles
Norme de solde courant7,46,0
Solde courant sous-jacent5,22,55,22,5
Élasticité solde courant10,50,50,50,5
Surévaluation4,4−4,91,6−4,9
Source: estimations des services du FMI.

Les élasticités reposent sur le total des exportations et des importations. Dans le cas des exportations et importations hors-pétrole, il faudrait une variation de TCER cinq fois plus importante pour combler l'écart, compte tenu de la taille modeste du secteur non pétrolier.

Source: estimations des services du FMI.

Les élasticités reposent sur le total des exportations et des importations. Dans le cas des exportations et importations hors-pétrole, il faudrait une variation de TCER cinq fois plus importante pour combler l'écart, compte tenu de la taille modeste du secteur non pétrolier.

L'approche de la viabilité extérieure (VE) dans le modèle d'optimisation intertemporelle de Bems et Carvalho (2009)2 donne une norme de solde courant légèrement moins élevée que celle du modèle HRP. En conséquence, le degré de surévaluation est plus faible.

Les résultats à l'exportation du Gabon semblent indiquer qu'il est possible d'améliorer la compétitivité des secteurs hors produits de base. La croissance des exportations de ces secteurs entre 2000 et 2008 a été inférieure à celle des pays d’Afrique subsaharienne (3,3 %, contre 14,2 %). En même temps, la part de marché du pays dans les exportations mondiales de biens a régressé, passant de 0,03 % dans les années 80 à 0,01 % en 2000–06.

Les facteurs structurels brident la compétitivité. Selon les indicateurs Doing Business de 2010 de la Banque mondiale, le classement du Gabon parmi les pays à revenu intermédiaire (tranche supérieure) est médiocre (seul le Venezuela obtient des résultats plus faibles). Parmi les 46 pays d’Afrique subsaharienne, le Gabon se classe au 27ème rang. Le niveau élevé des salaires et les rigidités du marché du travail constituent un autre obstacle au développement du secteur privé.

1 Les résultats des deux modèles dépendent fortement de la question de savoir comment la richesse pétrolière est répartie entre les générations. Aux fins des présents travaux, elle est répartie en utilisant une rente perpétuelle par rapport au PIB, ce qui aboutit à une norme de solde courant plutôt prudente.2 Bems, Rudolfs and Irineu de Carvalho Filho, « Exchange Rate Assessments: Methodologies for Oil Exporting Countries”, document de travail du FMI n° 09/281.

B. Accélérer la croissance pour préparer l'après-pétrole

18. Le Gabon pâtit de la faiblesse de son secteur des biens échangeables, que pénalisent des salaires élevés, une maind’œuvre peu qualifiée, et des infrastructures et un climat des affaires médiocres; aussi la croissance horspétrole enregistre-t-elle des taux inférieurs à ceux des pays comparables. Pour accélérer la croissance du secteur hors pétrole, les autorités se sont lancées dans un ambitieux programme d'investissement. Les capacités de gestion administratives du pays étant faibles, une augmentation rapide de l'investissement, comme prévu par les autorités, risque fortement de compromettre la qualité de la dépense. Si la médiocrité des infrastructures a freiné la croissance, d'autres facteurs structurels, comme un mauvais climat des affaires et des salaires élevés, ont été les plus contraignants. La qualité peu élevée des services de santé et d'éducation, qu’ont également soulignée les représentants de la société civile, a maintenu très bas le niveau de la productivité de la main-d’œuvre et explique les progrès limités dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (tableau 7).

Tableau 7.Gabon: Objectifs du Millénaire pour le développement, 1990–2008
Indicateurs19901995200020052008
Objectif 1: Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim
Ratio emploi/population, + 15 ans, total (%)5860595858
Ratio emploi/population, 15-24 ans, total (%)3740383533
Taux de prévalence de la malnutrition (% de la population)9
Objectif 2: Assurer l’éducation primaire pour tous
Taux d’achèvement du primaire, total (% du groupe pertinent)62687270
Scolarisation primaire totale (%)9282
Objectif 3: Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
Proportion de sièges occupés par les femmes dans les parlements nationaux (%)138917
Ratio scolarisation filles/garçons dans le primaire (%)1009910099
Objectif 4: Réduire la mortalité infantile
Vaccination, rougeole (% enfants de 12-23 mois)7657555555
Taux de mortalité, nouveau-né (pour 1000 naissances vivantes)6864615653
Taux de mortalité, enfants de - de 5 ans (pour 1000)9387837771
Objectif 5: Améliorer la santé maternelle
Births attended by skilled health staff (in percent)86
Taux de mortalité maternelle (estimation modélisée, pour 100.000 naissances vivantes)260250260260260
Objectif 6: Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
Incidence de la tuberculose (pour 100.000 personnes)150150250320450
Taux de prévalence du VIH, total (% population 15—49 ans)0,93,05,36,05,9
Taux de détection des cas de tuberculose (toutes formes)6568735669
Objectif 7: Assurer un environnement durable
Émissions deC02 (tonnes métriques par habitant)74111
Proportion de zones forestières (% de la surface)85,184,984,784,584,4
Meilleur système d’assainissement (% population avec accès)36363333
Source d’eau meilleure (% population avec accès)84858687
Objectif 8: Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
APD nette reçue par habitant ($EU courants)14213294438
Service de la dette (PGE et IMF uniquement, % des exportations, hors envois de fonds)51593
Utilisateurs d’Internet (pour 100 habitants)0,00,01,24,96,2
Abonnements téléphone portable (pour 100 habitants)00105490
Lignes de téléphone (pour 100 habitants)23332
Source: Banque mondiale, Groupe des données sur le développementNote: …= non disponible.
Source: Banque mondiale, Groupe des données sur le développementNote: …= non disponible.

La croissance hors-pétrole du Gabon est inférieure à celle des pays comparables

Points de vue des services du FMI

19. Les réformes ci-après sont cruciales pour soutenir la croissance hors-pétrole:

  • Réorienter l'investissement public vers les infrastructures essentielles, ce qui aidera à réduire les principaux goulets d’étranglement de l'offre (électricité, routes propices au commerce, barrage et ports, par exemple). Les autorités devraient solliciter l'assistance technique de la Banque mondiale pour améliorer l'évaluation, la sélection et le suivi des projets d'investissement, ainsi que la budgétisation des coûts d'exploitation et d'entretien. À moyen terme, des partenariats public/privé pourraient compléter l'investissement public.
  • Compléter l'ambitieux programme d'infrastructures par des réformes tout aussi importantes dans les secteurs de la santé et de l'éducation afin de renforcer la productivité de la main-d’œuvre, de créer des emplois et, à terme, d'alléger la pauvreté.
  • Améliorer le climat des affaires en renforçant la gouvernance, en améliorant le guichet unique pour les investisseurs et en rationalisant les procédures administratives.
  • Accroître la flexibilité du marché de l’emploi en réformant la législation du travail et en veillant à ce que l’État s'abstienne d'imposer des hausses salariales dans le secteur privé. En outre, les hausses salariales dans le secteur public devraient être modérées afin d'éviter toute répercussion sur le secteur privé.

Points de vue des autorités

20. Afin de réorienter l'investissement public vers les infrastructures essentielles, cinq pôles de développement économique ont été identifiés comme offrant un potentiel spécifique dans les secteurs jugés essentiels pour diversifier l'économie. Le choix des infrastructures à réaliser sera guidé par la nécessité de stimuler et de connecter ces cinq pôles, qui seront eux-mêmes équipés d'infrastructures de haute qualité dans les domaines des transports, de l'énergie et de la communication.

21. Les autorités ont pris plusieurs mesures pour renforcer les capacités de gestion de l'investissement public. Une agence nationale des grands travaux publics a été créée avec la mission d'assurer la planification, la gestion et la réalisation des projets d’infrastructure publics importants. Bechtel, cabinet d’ingénierie américain, lui apporte son expertise technique. Un accord de service a été signé avec la Banque mondiale afin de renforcer les capacités nationales dans ce domaine.

22. Il est vital de renforcer les secteurs de la santé et de l'éducation pour alléger la pauvreté et améliorer la productivité du travail. La loi de finances envisage le recrutement de personnels dans ces secteurs en 2010 et en 2011, ainsi que la construction de salles de classes et de dispensaires.

23. Les réformes visant à améliorer le climat des affaires afin d'assurer la promotion du secteur privé envisagent notamment:

  • D’abolir une réglementation lourde prévoyant de longues procédures, sur la base de l'analyse des indicateurs Doing Business de la Banque mondiale. Un accord de service, qui aidera les autorités à identifier les mesures nécessaires pour renforcer le climat des affaires, a été signé avec la Société financière internationale (SFI) en novembre 2010.
  • D’alléger la charge fiscale qui pèse sur les affaires. Les incitations fiscales continueront de jouer un rôle important dans cette stratégie qui intègrera, ont toutefois précisé les autorités, des évaluations régulières de leur efficacité.

C. Réformer le secteur financier

24. Le secteur financier gabonais n'a enregistré que de faibles progrès depuis la revue dans le cadre du programme d'évaluation de la stabilité financière (PESF) de la Communauté économique et monétaire (CEMAC) de 2006. L'accès aux services financiers est limité à cause du sous-développement du système des paiements. Le taux de pénétration est faible (2 %), car des coûts d'exploitation élevés amènent les banques à se concentrer sur les secteurs les plus rentables. Le crédit au secteur privé se situe nettement en deçà de la moyenne des pays exportateurs de pétrole d'Afrique subsaharienne. En particulier, il est difficile pour la plupart des PME d'obtenir des crédits étant donné le rôle limité des établissements de microfinance (tableaux 3 et 4).

Créances sur le secteur privé non financier (% de la monnaie au sens large)

25. Le gouvernement continue de jouer un rôle important dans le secteur financier. Il contrôle deux des neuf banques et détient des participations importantes dans la plupart des autres. Dans leur effort en vue de faciliter l'accès aux services financiers et de réduire les coûts de financement, les autorités ont récemment décidé de créer une nouvelle institution financière: la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Points de vue des services du FMI

26. Les services du FMI ont insisté sur la nécessité de renforcer le cadre institutionnel, au lieu de créer des institutions financières spécialisées et placées sous l'égide de l'État comme la CDC. Les réformes institutionnelles doivent surtout viser à: i) améliorer le fonctionnement des bureaux chargés du cadastre et des registres de commerce, ii) rationaliser les procédures d'enregistrement et d'exécution des garanties, et iii) renforcer l'exécution des droits des créanciers en améliorant la gouvernance des tribunaux concernés.

27. Pour améliorer l'accès des PME et des ménages aux services financiers, les services du FMI ont rappelé la nécessité de créer des centrales des risques et ont encouragé les autorités à accélérer la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de la microfinance.

Points de vue des autorités

28. Des réformes institutionnelles visant à renforcer l'infrastructure du crédit sont en cours. Elles prévoient notamment d'améliorer les mécanismes et procédures de règlement des litiges portant sur des contrats de prêts, de rationaliser les procédures de constitution de garanties pour obtenir des prêts et de créer à la banque centrale une centrale des bilans des entreprises à laquelle les banques commerciales auraient accès.

29. Des efforts sont également déployés en vue de faciliter l'accès des PME aux services financiers. En particulier, les autorités ont l'intention de souscrire au capital du Fonds africain de garantie et de coopération économique, qui garantit les crédits bancaires aux PME. Des travaux sont en cours pour finaliser la stratégie de développement de la microfinance afin d'élargir l'accès au crédit, tout en limitant les risques opérationnels et de sécurité. Enfin, des réformes sont également en cours en vue de rationaliser les instruments de financement grâce à la restructuration de plusieurs agences publiques qui jouent actuellement un rôle dans le financement des PME et du logement.

D. Autres questions

30. D'autres questions ont également été abordées pendant les discussions:

  • Politique commerciale. Conformément à leur politique commerciale libérale, les autorités prévoient de rationaliser le fonctionnement de plusieurs organismes publics à charge de promouvoir les exportations et l'investissement. La mise en place de l'organisme veillant à la concurrence, qui devrait être opérationnel d'ici peu, permettra de s’assurer que le libre jeu de la concurrence ne soit pas perturbé par des accords illicites de concertation sur les prix, surtout au niveau du marché de détail.
  • Non-conformité à l’article VIII. En 2008, les autorités ont adopté une taxe sur les virements télégraphiques qui n'est pas compatible avec l'article VIII. Elles ont assuré les services du FMI qu'elles s'employaient à résoudre ce problème. La réforme de cette taxe, dont le produit contribue au financement de la caisse d'assurance-maladie, est politiquement sensible.
  • Qualité des données. Si les données communiquées sont en générale suffisantes pour la surveillance, l'analyse des services du FMI a souffert des lacunes des statistiques de balance des paiements, du manque d'actualité des données budgétaires, monétaires et du secteur financier et de l’absence d'indicateurs à haute fréquence de l'activité économique (annexe d'information, Supplément II). Avec l'assistance technique du FMI et d'autres donateurs, les autorités poursuivent leurs efforts en vue d’améliorer la régularité et la qualité des données économiques et financières.

IV. Évaluation par les services du FMI

31. Après avoir été durement frappé par la crise économique mondiale, le Gabon s'est redressé rapidement. Selon les projections, la croissance devrait s'accélérer à court terme, grâce à l'investissement public et à un rebond du secteur minier, l'inflation demeurant par ailleurs maîtrisé. Le principal risque pesant sur les perspectives économiques viendrait d'une baisse sensible des cours du pétrole et du manganèse.

32. Étant donné que les réserves pétrolières diminueront à long terme, un rééquilibrage soutenu des finances publiques est crucial pour la croissance à long terme, la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure. L'ambitieux budget d'investissement des autorités devrait être arrimé à un plan d'investissement pluriannuel réaliste et à une stratégie budgétaire à moyen terme crédible afin de protéger la stabilité macroéconomique. Les lois de finances annuelles doivent être liées à des politiques à plus long terme et à la réalisation de progrès vers la viabilité budgétaire.

33. La bonne gouvernance et la responsabilisation sont cruciales pour assurer un emploi efficace des ressources publiques et engranger les dividendes, sous forme de croissance à long terme, des plans d'investissement public ambitieux. C'est à bon droit qu'une large place est accordée aux réformes de la GFP, car une meilleure gestion des finances publiques est indispensable pour rehausser la qualité de la dépense et dégager les ressources nécessaires pour financer des dépenses favorables à la croissance et des dépenses sociales. Il est primordial d'accélérer les réformes visant à réorienter l'investissement public vers les projets sociaux et d'infrastructure clés et à renforcer l'évaluation, la sélection et le suivi des projets pour s'assurer que les ressources pétrolières ne soient pas dilapidées. Des mécanismes rigoureux doivent également être mis en place pour assurer une gestion transparente et responsable des ressources pétrolières.

34. Le taux de change effectif réel semble concorder globalement avec les fondamentaux pour autant que les autorités réduisent, comme elles en ont l'intention, les dépenses d'investissement public et le DPHP après 2011. Si le DPHP était maintenu à son niveau de 2010, le taux de change réel semblerait surévalué. En ce qui concerne la performance du secteur non pétrolier, il apparaît que les facteurs structurels constituent une forte entrave pour la compétitivité extérieure.

35. Il convient d'accélérer les réformes visant à renforcer la compétitivité afin de promouvoir et de diversifier la croissance hors-pétrole du secteur privé. Les priorités sont d'améliorer le climat des affaires, de bâtir des infrastructures de base et de renforcer les services de santé et d'éducation.

36. L'accès limité aux services financiers est un grave obstacle au développement du secteur privé. La priorité doit aller à l’amélioration du cadre institutionnel et réglementaire, en particulier pour les PME.

37. Les données communiquées au FMI sont en général suffisantes pour la surveillance. Toutefois, il est nécessaire d'améliorer les statistiques de balance des paiements et l'actualité des données budgétaires, monétaires et financières.

38. Le Gabon applique une taxe sur les virements télégraphiques qui est incompatible avec ses obligations au titre de l'article VIII. Les services du FMI n’en recommandent pas l'approbation.

39. Il est prévu que les prochaines consultations au titre de l’article IV auront lieu selon le cycle normal de 12 mois.

Appendice I: Évaluation de la viabilité de la dette

Viabilité de la dette extérieure

Volume et structure de la dette. La dette extérieure du Gabon se chiffrait à 2,1 milliards de dollars EU (18,8 % du PIB) à la fin de 2009 (tableau A1). La part de la dette bilatérale était de 45 % et celle des obligations émises en 2007 de 41 %, le reste de la dette étant dû à des institutions multilatérales.

Tableau A1.Gabon: Cadre de viabilité de la dette extérieure, 2005/2015 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
RéelProjections
20052006200720082009201020112012201320142015
Référence: dette extérieure41,632,534,915,618,815,714,313,112,612,211,7
Variation de la dette extérieure−27,2−9,12,5−19,33,2−3,0−1,4−1,2−0,5−0,4−0,5
Flux générateurs d'endettement extérieur identifiés (4+8+9)−35,3−22,7−29,3−35,6−8,2−15,6−17,8−15,9−11,6−10,7−9,4
Déficit des transactions courantes, hors paiement d'intérêts−26,0−17,3−18,6−24,5−9,1−11,8−12,9−11,4−7,4−7,0−6,0
Déficit de la balance des biens et services−38,5−31,4−31,5−37,7−19,4−24,1−25,0−23,4−18,4−18,1−16,9
Exportations68,361,862,166,657,961,662,460,455,854,353,4
Importations29,830,430,628,938,537,537,437,037,436,236,4
Flux nets de capitaux non générateurs d'endettement (négative)0,1−3,5−6,7−5,3−5,4−4,2−5,4−5,2−5,1−4,4−3,9
Dynamique automatique de la dette1−9,4−1,9−4,0−5,96,30,30,40,81,00,60,6
Contribution du taux d'intérêt nominal2,42,01,71,31,21,31,31,21,21,00,9
Contribution de la croissance du PIB réel−1,7−0,4−1,5−0,60,3−0,9−0,8−0,4−0,2−0,3−0,3
Contribution de la variation des prix et des taux de change2−10,1−3,4−4,2−6,54,8
Résiduel, y compris variations des avoirs extérieures bruts (2-3)8,113,631,716,311,312,616,314,611,110,38,9
Ratio dette extérieure/exportations (en %)60,952,556,223,432,425,622,921,722,522,421,9
Besoins de financement extérieur bruts (en milliards de dollars I−2,0−1,5−2,0−3,4−0,9−1,3−1,6−1,5−0,9−0,9−0,8
en pourcentage du PIB−24,1−15,5−16,9−23,2−7,9−10,5−11,6−10,2−6,2−6,0−5,2
Principales hypothèses macroéconomiques à la base du scénario de référence
Croissance du PIB réel (en %)3,01,25,62,3−1,45,75,63,31,62,62,5
Déflateur du PIB en dollars EU (variation en %)17,28,914,822,8−23,69,71,42,30,70,50,3
Taux d'intérêt nominal extérieur (en %)4,15,26,34,56,07,78,68,99,47,87,2
Croissance des exportations (en dollars EU, en %)25,65,821,134,7−34,523,38,52,2−5,40,41,0
Croissance des importations (en dollars EU, en %)6,619,021,618,40,512,86,84,63,5−0,13,4
Solde des transactions courantes, hors paiement d'intérêts26,017,318,624,59,111,812,911,47,47,06,0
Entrées nettes de capitaux non génératrices d'endettement−0,13,56,75,35,44,25,45,25,14,43,9

Calculée comme [r-g - p(l+g) + ea(l+r)]/(l+g+r+gr) fois le stock de la dette de la période précédente, où r = taux d'intérêt effectif nominal de la dette extérieure; r = variation du déflateur du PIB en dollars EU, g = taux de croissance du PIB réel, e = appréciation nominale (augmentation de la valeur du dollar en monnaie locale) et a = part de la dette extérieure libellée en monnaie nationale.

La contribution des variations de prix et de taux de change est définie comme [-p(1+g)+ ax(1+r)]/(1+g+p+gp) fois le stock de la dette de la période précédente. p augmente avec l'appréciation de la monnaie nationale (e>0)et l'augmentation de l'inflation (basée sur le déflateur du PIB).

Pour les projections, ce poste comprend l'impact de la variation des prix et taux de change. Les valeurs importantes de résiduel en 2012-2015 s'expliquent par le réduction projetée de l'épargne publique durant cette période.

Déficit du solde des transactions courantes plus amortissement de la dette à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente. Déficit du secteur public plus amortissement de la dette du secteur public à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente.

Calculée comme [r-g - p(l+g) + ea(l+r)]/(l+g+r+gr) fois le stock de la dette de la période précédente, où r = taux d'intérêt effectif nominal de la dette extérieure; r = variation du déflateur du PIB en dollars EU, g = taux de croissance du PIB réel, e = appréciation nominale (augmentation de la valeur du dollar en monnaie locale) et a = part de la dette extérieure libellée en monnaie nationale.

La contribution des variations de prix et de taux de change est définie comme [-p(1+g)+ ax(1+r)]/(1+g+p+gp) fois le stock de la dette de la période précédente. p augmente avec l'appréciation de la monnaie nationale (e>0)et l'augmentation de l'inflation (basée sur le déflateur du PIB).

Pour les projections, ce poste comprend l'impact de la variation des prix et taux de change. Les valeurs importantes de résiduel en 2012-2015 s'expliquent par le réduction projetée de l'épargne publique durant cette période.

Déficit du solde des transactions courantes plus amortissement de la dette à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente. Déficit du secteur public plus amortissement de la dette du secteur public à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente.

Scénario de référence. Dans le scénario de référence, nous supposons que le déficit budgétaire primaire hors-pétrole à moyen terme tombe de 21,1 % du PIBHP en 2010 à 14 % en 2015. La croissance du PIB réel hors-pétrole augmente régulièrement, passant de -0,5 % en 2009 à environ 6,1 % en 2010, puis diminue progressivement pour se chiffrer à 3,2 % en 2015. Les taux d'intérêt gabonais suivent étroitement les taux d'intérêt mondiaux dont font état les projections. Les cours internationaux du pétrole et des autres produits de base reflètent les projections des Perspectives de l'économie mondiale jusqu'à la fin de 2015. En vertu de ce scénario, le ratio dette/PIB continue de diminuer pour tomber à 11,7 % du PIB en 2015, grâce à la réduction de la dette attribuable aux excédents primaires, à la croissance économique et au faible niveau des paiements d'intérêt.

Chocs. De graves risques pèsent sur ces perspectives. Si l'impact des variations des taux d'intérêt, de la croissance hors-pétrole et du choc de la dépréciation est faible, le choc du solde courant mesuré par le choc des cours du pétrole inverse la tendance à la baisse du ratio dette/PIB qui atteint 37,4 % à l'horizon 2015.

  • Une hausse permanente du taux d'intérêt réel de 90 points de base (un demi écart-type par rapport à sa distribution antérieure) par rapport au scénario de référence porte le ratio dette/PIB à 13,4 % (deuxième graphique A1).

Graphique A1.Gabon: Viabilité de la dette extérieure: Tests paramétrés1/

(dette extérieure en pourcentage du PIB)

Sources: Fonds monétaire international, données équipe-pays, et estimations des services.

1/ Les parties ombrées correspondent à des données réelles. Les chocs sont des chocs permanents d'un demi-écart type. Les chiffres des encadrés sont des projections moyennes pour les variables respectives des références et scénarios présentés. Des moyennes historiques sur dix ans sont également indiquées.

2/ Chocs permanents d'un quart d'écart type sur les taux d'intérêt, taux de croissance hors-pétrole et cours du pétrole.

3/ Dépréciation réelle ponctuelle de 30% en 2011.

  • Une baisse permanente du PIB hors-pétrole de l'ordre de 1 point de pourcentage (un demi écart-type par rapport à sa distribution antérieure) porte la dette à 14,8 % du PIB (troisième graphique A1).
  • Une baisse permanente des cours du pétrole de l'ordre de 13 dollars EU le baril (un demi écart-type par rapport à leur distribution antérieure) provoque une hausse substantielle du ratio dette/PIB qui passe à 37 % (quatrième graphique A1).
  • Une combinaison des trois précédents chocs (un quart d’écart-type par rapport à leur distribution antérieure) porte le ratio dette/PIB à 24 % (cinquième graphique A1).
  • Une dépréciation réelle de 30 % provoque une hausse du ratio dette/PIB de cinq points de pourcentage, ce ratio se stabilisant à environ 19 % à l’horizon 2015 (sixième graphique A1).

Viabilité de la dette budgétaire

L'analyse ne couvre que la dette de l’administration centrale, les informations disponibles pour les autres administrations étant limitées. Les conclusions reflètent l’analyse de la viabilité de la dette extérieure:

Les scénarios fondés sur des moyennes historiques et les tests de résistance classiques confirment la trajectoire baissière et modérée de la dette pour la période couverte par les prévisions. Les projections des scénarios historiques diffèrent de celles du scénario de référence à deux égards: une croissance annuelle moyenne du PIB supérieure de 0,6 % et un excédent primaire inférieur de 4,2 %. En vertu du scénario de référence, le ratio d’endettement du secteur public diminue progressivement pour se stabiliser à 14,4 % du PIB en 2015. Même dans les tests de résistance classiques, le niveau projeté de la dette publique demeure bien en deçà de 40-60 % du PIB, fourchette jugée souvent trop élevée pour un marché émergent.

Tableau A2.Gabon: Cadre de viabilité de la dette du secteur public, 2005-15 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
RéelProjections
20052006200720082009201020112012201320142015Solde primaire stabilisateur de dette9
Dette du secteur public153,842,143,220,826,421,418,616,315,515,014,40,6
dont: libellée en devises41,632,534,915,618,815,714,313,112,612,211,7
Variation de la dette du secteur public−11,3−11,71,1−22,45,5−5,0−2,8−2,3−0,8−0,5−0,6
Flux générateurs d’endettement identifiés (4+7+12)−19,8−14,1−15,5−19,80,0−11,3−8,3−8,4−6,7−7,0−7,1
Déficit primaire−11,4−11,6−10,6−13,2−8,1−7,9−7,9−8,5−7,3−7,5−7,6
Recettes et dons31,431,729,531,932,630,731,131,831,331,030,9
Dépenses primaires (hors intérêts)20,020,118,918,824,522,823,223,323,923,623,3
Dynamique automatique de la dette2−8,3−2,5−4,6−6,78,1−3,4−0,40,20,70,50,5
Contribution de l’écart taux d’intérêt/croissance3−8,3−2,2−2,1−4,67,0−3,4−0,40,20,70,50,5
dont: contribution du taux d’intérêt réel−6,6−1,60,0−3,86,6−2,20,70,70,90,90,9
dont: contribution de la croissance du PIB réel−1,6−0,6−2,1−0,90,4−1,2−1,1−0,6−0,3−0,4−0,4
Contribution de la dépréciation du taux de change4−0,1−0,3−2,6−2,01,1
Autres flux générateurs d’endettement identifiés0,00,0−0,20,00,00,00,00,00,00,00,0
Produit des privatisations (négatif)0,00,0−0,20,00,00,00,00,00,00,00,0
Comptabilisation de passifs implicites ou conditionnels0,00,00,00,00,00,00,00,00,00,00,0
Autres (à préciser, recapitalisation bancaire par exemple)0,00,00,00,00,00,00,00,00,00,00,0
Résiduel, y compris variations des actifs (2-3)58,42,416,6−2,55,56,35,56,05,96,56,5
Ratio dette secteur public/recettes1171,6132,8146,465,381,069,759,851,149,548,246,6
Be soins de financement bruts6−3,0−3,9−3,26,60,60,8−4,1−4,3−3,6−4,1−4,3
en milliards de dollars EU−0,3−0,4−0,41,00,10,1−0,6−0,6−0,5−0,6−0,7
Scénario avec principales variables à leur moyenne historique720,714,59,23,9−0,5−4,70,2
Scénario sans changements de politiques (solde primaire constant) en 2010-1521,118,116,214,613,412,40,6
Principales hypothèses macroéconomiques et budgétaires à la base du scénario de référence
Croissance du PIB réel (en % de variation)3,01,25,62,3−1,45,75,63,31,62,62,5
Taux d’intérêt nominal moyen sur la dette publique (en %)85,24,75,64,86,18,48,47,17,16,87,0
Taux d’intérêt réel moyen (en %)−11,8−3,20,4−9,925,5−9,53,74,35,95,76,2
Appréciation nominale (en %)0,20,99,17,0−5,2
Taux d’inflation (déflateur du PIB en monnaie locale, % de variation)17,07,95,214,7−19,418,04,82,81,21,00,8
Croissance des dépenses primaires réelles (corrigée du déflateur du PIB, en %)10,62,2−1,11,728,6−1,67,53,54,51,21,2
Déficit primaire−11,4−11,6−10,6−13,2−8,1−7,9−7,9−8,5−7,3−7,5−7,6

Dette brute de l’administration centrale.

Calculée comme [(r - p(1+g) - g + ae(1+r)]/(1+g+p+gp)) fois le ratio d’endettement de la période précédente, où r = taux d’intérêt; p = taux de croissance du déflateur du PIB; g = taux de croissance du PIB réel; a = part de la dette libellée en devises; et e = dépréciation nominale du taux de change (augmentation de la valeur du dollar en monnaie locale).

La contribution du taux d’intérêt réel est calculée à partir du dénominateur de la note 2/ par l’expression r-π(1+g) et la contribution du taux de croissance réel par -g.

La contribution du taux de change est calculée à partir du numérateur de la note 2/ par l’expression ae(1+r).

Pour les projections, ce poste comprend les variations de taux de change.

Déficit du secteur public plus amortissement de la dette du secteur public à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente.

Les principales variables comprennent la croissance du PIB réel, le taux d’intérêt réel et le solde primaire en pourcentage du PIB.

Charges d’intérêt nominales divisées par stock de la dette de la période précédente.

En partant de l’hypothèse que les principales variables (croissance PIB réel, taux d’intérêt réel et autres flux générateurs d’endettement identifiés) se maintiennent au niveau de la dernière année de projection.

Note: …= non disponble

Dette brute de l’administration centrale.

Calculée comme [(r - p(1+g) - g + ae(1+r)]/(1+g+p+gp)) fois le ratio d’endettement de la période précédente, où r = taux d’intérêt; p = taux de croissance du déflateur du PIB; g = taux de croissance du PIB réel; a = part de la dette libellée en devises; et e = dépréciation nominale du taux de change (augmentation de la valeur du dollar en monnaie locale).

La contribution du taux d’intérêt réel est calculée à partir du dénominateur de la note 2/ par l’expression r-π(1+g) et la contribution du taux de croissance réel par -g.

La contribution du taux de change est calculée à partir du numérateur de la note 2/ par l’expression ae(1+r).

Pour les projections, ce poste comprend les variations de taux de change.

Déficit du secteur public plus amortissement de la dette du secteur public à moyen et long terme plus dette à court terme à la fin de la période précédente.

Les principales variables comprennent la croissance du PIB réel, le taux d’intérêt réel et le solde primaire en pourcentage du PIB.

Charges d’intérêt nominales divisées par stock de la dette de la période précédente.

En partant de l’hypothèse que les principales variables (croissance PIB réel, taux d’intérêt réel et autres flux générateurs d’endettement identifiés) se maintiennent au niveau de la dernière année de projection.

Note: …= non disponble

Graphique A2.Gabon: Viabilité de la dette publique: Tests paramétrés1/

(dette publique en pourcentage du PIB)

Sources: Fonds monétaire international, données équipe-pays, et estimations des services.

1/ Les parties ombrées correspondent à des données réelles. Les chocs sont des chocs permanents d'un demi-écart type. Les chiffres des encadrés sont des projections moyennes pour les variables respectives des références et scénarios présentés. Des moyennes historiques sur sept ans sont également indiquées.

2/Chocs permanents d'un quart d'écart type sur les taux d'intérêt, taux de croissance et solde primaire.

3/Dépréciation réelle ponctuelle de 30% et choc d'engagements conditionnels de 10% du PIB en 2011, la dépréciation réelle étant définie comme une dépréciation nominale (mesurée par la perte de valeur de la monnaie locale parrapport au dollar en pourcentage) moins l'inflation intérieure (à partir du déflateur du PIB).

1

Pour une analyse détaillée du calcul du DPHP viable à partir d'un modèle fondé sur l'hypothèse du revenu permanent, voir D. Leigh and J. P. Olters (2006) «Natural resource depletion, habit formation, and sustainable fiscal policy. Lessons from Gabon», document de travail du FMI n° 06/193.

2

Conformément à la décision du FMI sur la surveillance, la viabilité extérieure est évaluée à l'échelon de l'union monétaire, l'analyse au niveau des pays se centrant sur la compétitivité et la stabilité intérieure.

3

Si l'exécution d'un projet d'investissement est retardée, la Caisse protège ces ressources contre les compressions de dépenses en les transférant à un fonds distinct.

Other Resources Citing This Publication