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Gabon: Rapport des services du FMI sur les consultations de 2010 au titre de l’article IV

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
June 2011
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Information about Sub-Saharan Africa África subsahariana
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Annexe I. RELATIONS AVEC LE FMI

(au 31 octobre 2010)

I. Date d’admission: 10 septembre 1963

Article VIII

II. Compte de ressources générales:

millions de

DTS
% Quote–part
Quote–part154,30100,00
Avoirs du FMI en monnaie nationale153,7799,66
Position de réserve au FMI0,540,35
Taux de change des avoirs

III. Département des DTS:

millions de DTS% Allocation
Allocation cumulative nette146,72100,00
Avoirs132,8190,52

IV. Encours des achats et des prêts: Néant

V. Derniers accords financiers en date:

TypeDate

de l’accord
Date

d’expiration
Montant

approuvé

(millions de

DTS)
Montant tiré

(millions de

DTS)
Accord de confirmation7 mai 20076 mai 201077,150,00
Accord de confirmation28 mai 200431 juillet 200569,4441,66
Accord de confirmation23 octobre 200022 avril 200292,5813,22

VI. Projections des paiements au FMI (rachats par anticipation)

(millions de DTS, sur la base des ressources utilisées et des avoirs actuels en DTS):

Echéances
20102011201220132014
Principal
Commissions/Intérêts0,110,060,060,060,06
Total0,110,060,060,060,06

VII. Mise en œuvre de l’initiative PPTE: Sans objet

VIII. Mise en œuvre de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM): Sans objet

IX. Evaluation des sauvegardes:

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) est la banque centrale régionale des états d’Afrique centrale. La dernière évaluation en date des sauvegardes à la BEAC a été achevée le 6 juillet 2009. Il ressort de cette évaluation que les recommandations précédentes sur les sauvegardes en matière d’information financière, d’audit et de contrôle internes ont été peu appliquées et qu’en raison de l’évolution du profil de risque des avoirs en devises de cette institution, de nouvelles mesures s’imposent pour renforcer les sauvegardes à la BEAC. A la suite de la découverte d’une fraude au bureau de Paris, une série de premières mesures suivie de mesures de sauvegarde à plus long terme ont été convenues entre le FMI et la BEAC, afin de poursuivre les programmes des pays. En décembre 2009, la BEAC a adopté un plan d’action destiné à réformer sa propre gouvernance et renforcer les principales sauvegardes. Tout en continuant à mettre en œuvre le plan d’action de 2009, la BEAC a adopté des mesures complémentaires pour remédier aux lacunes révélées par le premier audit spécial.

X. Régime de change:

Le Gabon est membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont la monnaie commune est le franc CFA, rattaché à l’euro au taux fixe de 655,957 FCFA pour un euro. Le Gabon n’a pas de monnaie officielle distincte.

Comme les autres membres de la CEMAC, le Gabon a accepté les obligations des sections 2.3 et 2.4 de l’Article VIII des statuts du FMI. Le Gabon prélève une taxe sur tous les virements, y compris ceux liés à la réalisation des paiements et transferts afférents aux transactions internationales courantes, ce qui constitue une restriction de change qui doit être soumise à l’approbation du FMI, conformément à la section 2 (a) de l’Article VIII des statuts.

XI. Consultations au titre de l’article IV:

(a) Les consultations avec le Gabon se déroulaient selon un cycle de 24 mois lorsque l’Accord de confirmation suivait son cours, et sont depuis lors passées à un cycle de 12 mois.

(b) Le Conseil d’administration a achevé les dernières consultations au titre de l’article IV avec le Gabon le 28 juillet 2008.

XII. Participation au PESF:

Un module national du Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) mené conjointement par le FMI et la Banque mondiale a été achevé pour le Gabon en 2002 et examiné par le Conseil d’administration en mars de la même année (rapport du FMI N° 02/98). Un module régional du PESF pour la CEMAC a été achevé et examiné par le Conseil d’administration en 2006 (rapport du FMI N°. 06/321).

XIII. Assistance technique:

A. Centre régional d’assistance technique en Afrique centrale (AFRITAC Centre)

DomaineObjetDate de prestation
Contrôle bancaireContrôle basé sur les risquesOctobre 2010
Gestion des finances publiquesForum des hauts fonctionnaires responsables du BudgetSept. 2010
StatistiquesAtelier de formation au logiciel ERETESJuillet 2010
Gestion des finances publiquesDéfinition des budgets–programmesAvril 2010
Administration des recettesFiscalité des petites entreprisesMars 2010
Gestion de la detteEvaluation des besoins en assistance technique de phase IIDécembre 2009
StatistiquesAtelier de formation au logiciel ERETESJuillet 2009
Gestion des finances publiquesComptabilité des finances publiquesOctobre 2009
StatistiquesAtelier de formation au logiciel ERETESJuillet 2009
Gestion des finances publiquesDépenses publiques et responsabilité financièreAvril 2009
Administration des recettesLutte contre la fraude fiscaleMars 2009
StatistiquesStatistiques des entreprises dans la comptabilité nationaleFévrier 2009
Contrôle bancaireApplication aux banques des IAASFévrier 2009
Gestion de la detteMobilisation de l’épargne dans les pays d’Afrique CentraleJanvier 2009
Gestion des finances publiquesContrôle interne et audit publicOctobre 2009
Gestion des finances publiquesSéminaire sur la gestion de trésorerieMars 2008
Statistiques économiquesComptabilité nationaleMars/Oct. 2008
Administration des recettesRenforcement de l’administration fiscaleFévrier 2008
Administration des recettesAssistance dans la mise en œuvre des réformesFévrier 2008

B. Siège du FMI

DépartementObjetDate de prestation
FADMise en œuvre de la loi organique relative aux lois de financesJuillet 2010
MCMGestion de la dette publiqueJanvier 2010
MCMAFRITAC Centre: dette publiqueOctobre 2010
MCMDette publiqueFévrier 2010
MCMDette publiqueFévrier 2009
FADAdministration des recettes: bilan des réformes et étapes suivantesSept. 2008
FADSéminaire sur la gouvernance dans les contrats pétroliers et gaziersAvril 2008
MCMDette publique: élaboration du manuel pour le GabonNov. 2007 / Avril 2008
LEGDéveloppement de l’agence d’investigation financièreJuin 2007
FADAnalyse des impacts sur la pauvreté et le socialJanvier 2007

XIV. Représentant résident:

Le FMI n’a plus de représentant résident à Libreville où le fonctionnement de son bureau est assuré par un économiste local.

Annexe II. Relations Avec La Banque Mondiale

(Mise à jour au 9 décembre 2010)

40. Le Gabon est l’un des rares pays d’Afrique admis à emprunter à la BIRD. La Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec l’équipe du FMI pour accompagner les mesures structurelles, notamment celles liées à la réforme de la GFP et à la mise en valeur des ressources naturelles.

Stratégie et opérations de prêt du Groupe de la Banque mondiale

Le Conseil des administrateurs a approuvé la dernière stratégie d’aide–pays pour le Gabon le 24 mai 2005, et a examiné un rapport sur son état d’avancement le 17 janvier 2008. Des discussions sont actuellement en cours avec le nouveau gouvernement pour déterminer les domaines qui, à son avis, nécessitent en priorité l’aide de la Banque mondiale dans le cadre d’une nouvelle stratégie (la stratégie d’aide–pays précédente a pris fin en juin 2009). Les domaines de coopération future pourraient être notamment l’énergie, les télécommunications, et l’aménagement urbain. Un prêt de 75 millions de dollars EU destiné au transport routier devrait être présenté au Conseil en 2011et d’autres opérations de prêt seront définies selon les priorités établies par le gouvernement.

41. En août 2010, un accord triennal de 10 millions de dollars EU d’assistance technique remboursable (ATR) a été signé pour aider les autorités à mettre à jour leur DSRP. Les activités sont axées sur la gestion des finances publiques, l’évaluation des sources potentielles de croissance dans les secteurs non pétroliers, et la mise à jour du profil de pauvreté du pays.

42. En septembre 2010, il y avait cinq projets en cours au Gabon financés par la Banque mondiale, équivalant à un engagement de près de 51 millions de dollars EU. Chaque opération met l’accent sur la promotion de la transparence et de l’efficience dans l’utilisation des ressources publiques et sur l’amélioration de l’environnement économique pour inciter le secteur privé à participer. Ces projets sont les suivants:

  • Deux opérations de prêt financés par la BIRD: un prêt en faveur de la politique d’amélioration de la gestion des ressources naturelles, approuvé en novembre 2005 (15 millions de dollars EU) et un prêt en faveur d’un programme d’investissements publics pour le développement des infrastructures locales, approuvé en mars 2006 (25 millions de dollars EU);
  • Un projet de renforcement des capacités de gestion des ressources naturelles, financé par le Fonds mondial pour l’environnement (10 millions de dollars EU);
  • Deux opérations de fonds fiduciaires: un don du FDI pour le renforcement des capacités de gestion des grands projets d’infrastructures (420.000 dollars EU), et un don de préparation lié au Forest Carbon Partnership Facility (200.000 dollars EU).

43. L’engagement de la SFI est actuellement de 32,5 millions de dollars EU dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’électricité et des télécommunications, et les services consultatifs pour les investissements étrangers (SCIE) du Groupe de la Banque mondiale ont achevé fin 2004 une étude de diagnostic du climat des investissements. La SFI négocie actuellement un accord de service pour améliorer le climat des affaires. Une garantie de l’AMGI de 61 millions de dollars EU pour la rénovation et la modernisation d’un institut de formation professionnelle a été approuvée par le Conseil en mai 2005. Il s’agit du premier projet de l’AMGI dans le secteur de l’éducation.

Collaboration entre le FMI et la Banque mondiale

Les services du FMI et de la Banque mondiale travaillent en étroite collaboration pour accompagner les réformes destinées à promouvoir la diversification économique et pour coordonner les recommandations de politique générale qu’ils font aux autorités gabonaises. Etant donné les mesures structurelles ambitieuses envisagées dans le programme du gouvernement, la réussite de la mise en œuvre du programme de réformes nécessitera une assistance technique considérable de la part du Groupe de la Banque mondiale, dont les détails sont explicités dans l’accord de service triennal. Cette assistance portera sur l’amélioration du climat des affaires, la gestion efficace et efficiente des fonds publics (avec notamment un CDMT), les politiques de réduction de la pauvreté, la gestion des ressources non renouvelables, et l’identification et la promotion des sources de croissance dans le secteur non pétrolier.

Collaboration entre le FMI et la Banque mondiale dans des domaines particuliers

Domaines auxquels le FMI ne participe pas directement

44. La finalisation de la stratégie gouvernementale de réduction de la pauvreté avec l’appui de la Banque mondiale a permis à l’État de mettre au point sa première stratégie nationale de développement des statistiques. Cette stratégie contribue en permanence à renforcer les capacités dans ce domaine et à accompagner l’Institut national de la statistique (DGS) dans son travail. Au cours de l’été 2005, la Banque mondiale a apporté son assistance financière et technique pour la réalisation d’enquêtes auprès des ménages au moyen d’un questionnaire unifié des indicateurs de développement, afin de mettre à jour les indicateurs sociaux qui nécessitent un suivi annuel. Les résultats de l’enquête à partir de ce questionnaire ont été utilisés pour mettre en forme définitive le DSCRP.

45. La Banque mondiale a accompagné le développement des capacités statistiques au Gabon par le biais d’un don spécifique du Programme de renforcement des capacités statistiques d’un montant de 399.850 dollars EU, à mettre à exécution par le bénéficiaire (en l’occurrence le Ministère du Plan), qui a mis en œuvre ce renforcement des capacités entre septembre 2007 et juin 2010. L’objectif du don était d’aider le gouvernement à promouvoir une stratégie nationale de développement des statistiques.

46. Dans le cadre de l’ATR, une analyse de la pauvreté au Gabon est prévue ainsi que des études sur la croissance, ses sources et les contraintes, la diversification des exportations et de l’économie et la compétitivité.

Domaines pilotés par la Banque mondiale dont les analyses servent d’orientation au travail du FMI

47. En novembre 2005, le Conseil de la Banque mondiale a approuvé un prêt de 15 millions de dollars EU à l’appui de la politique de développement de la gestion des ressources naturelles, qui couvre le secteur forestier, l’environnement, la pêche, et les activités minière et pétrolière. Cette opération a pour but d’améliorer l’efficience dans la gestion des ressources naturelles, d’accélérer le processus de réduction de la pauvreté, de préserver l’environnement, et de diminuer la dépendance du pays à l’égard du pétrole. Dans le secteur pétrolier, ce prêt contribuera à la mise en œuvre de l’ITIE. En mars 2006, le Conseil de la Banque mondiale a également approuvé un don de 10 millions de dollars EU du Fonds Mondial pour l’environnement en faveur des parcs nationaux gabonais. Ce don vise à améliorer la transparence et le respect des lois, à éviter les effets pervers des politiques mises en œuvre, à aider les autorités à mettre en œuvre les réformes, et à donner les moyens aux organisations de la société civile et aux communautés locales de gérer les ressources naturelles. Ce projet devrait permettre d’accroître le nombre de bénéficiaires et de rehausser les normes sociales et environnementales dans les secteurs de la forêt, la pêche, et des mines, contribuant ainsi à diversifier l’économie et réduire sa dépendance à l’égard du pétrole.

48. En juin 2004, la Banque mondiale a achevé un projet pilote de 5 millions de dollars EU de développement des infrastructures au niveau des communautés locales (prêt pour l’apprentissage et l’innovation) destiné à tester les nouvelles méthodes de construction des infrastructures au niveau des communautés locales et à encourager les entrepreneurs locaux. L’objectif était d’améliorer de façon durable les conditions de vie dans certains quartiers pauvres des villes avec la participation maximale de la communauté. Le projet avait également pour but de mettre en place les capacités locales nécessaires pour entreprendre un programme plus vaste de travaux publics ancré au niveau de la communauté. Ce fut une initiative réussie, puisque le 14 mars 2006, la Banque approuvait un prêt de 25 millions de dollars EU destiné (i) à améliorer l’accès aux services de base des populations des zones défavorisées, (ii) et à encourager les PME locales à accéder aux contrats de travaux publics et de génie civil. Ce projet devrait vraisemblablement améliorer l’accès des pauvres aux infrastructures et aux services, encourager le développement des PME, et améliorer la qualité des travaux publics, grâce à une transparence et une efficience accrues dans la passation des marchés et la gestion des contrats.

49. De nouvelles opérations pourraient porter notamment sur un projet d’électrification rurale de 35 millions de dollars EU. En matière d’électricité, le gouvernement a maintenant exprimé le souhait de collaborer dans les domaines suivants: (i) électrification en zones rurale et périurbaine, (ii) rendement énergétique, (iii) renforcement des capacités institutionnelles notamment en matière de changement climatique, (iv) et possibilités d’investissements structurels. Il est également possible entre autres qu’un financement supplémentaire soit apporté pour permettre de poursuivre le projet de développement des infrastructures locales qui doit prendre fin en décembre 2011.

50. Dans le cadre de l’ATR, des études sectorielles sont prévues dans le secteur financier, les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, la pêche, le bois, les technologies de l’information et de la communication, et le tourisme. Ces analyses incluraient l’assistance technique à chaque stade de développement des différents secteurs, depuis les études de marché et la première évaluation des investissements nécessaires au développement de chaque secteur, jusqu’à l’assistance technique pour la mise en œuvre d’un plan d’action.

51. La Banque mondiale, par l’intermédiaire de la SEGOM (division chargée des politiques pétrolières, minières et gazières, anciennement COCPO), a accompagné le travail relatif à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) au Gabon (indications sur la « marche à suivre »), en apportant notamment l’appui technique de départ pour aider le gouvernement, les industriels et la société civile à comprendre les principaux aspects de l’ITIE et les avantages qu’elle présente en élargissant la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles.

Domaines de responsabilités partagées

52. Renforcement de la gestion des finances publiques. La Banque mondiale et le FMI vont coordonner leur assistance technique en matière de renforcement de la GFP. Leurs domaines d’intervention seront notamment les suivants:

  • – L’AT de GFP projetée par les deux institutions s’inscrira dans le cadre établi par la mission exhaustive de diagnostic du Département des finances publiques (FAD) de juillet 2010. Cette mission sera suivie de diagnostics plus approfondis.
  • – Gestion des dépenses: l’AT de la Banque mondiale portera sur la mise au point d’un Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT). L’assistance consistera notamment (i) à finaliser le plan d’action prioritaire du DSRP; (ii) à renforcer les systèmes de mise au point du cadre macroéconomique et budgétaire et des CDMT, (iii) et à réviser la circulaire de préparation de la Loi de finances et d’évaluation du système intégré de programmation et de suivi. Les travaux seront réalisés en étroite collaboration avec le FMI qui utilisera le CDMT pour relier les politiques budgétaires au cadre macroéconomique général.
  • – Gestion de la dette: à partir d’une évaluation des résultats de la gestion de la dette, (qui pourrait démarrer immédiatement après réception d’une demande du gouvernement), la Banque mondiale apportera son AT en vue de mettre au point une stratégie de la dette, créer un office de la dette, et assurer la formation et le soutien nécessaires à la mise en œuvre du plan de réformes.
  • – Gestion des investissements publics: à partir d’un diagnostic du système en vigueur, la Banque mondiale propose une AT pour contribuer à la conception et la mise en place d’une nouvelle structure de gestion des investissements publics, et à la formation nécessaire correspondante.

53. Renforcement des politiques fiscales. Le FMI a reçu une demande d’AT en matière de politique fiscale, axée notamment sur l’impôt sur le revenu des entreprises et la fiscalité des ressources naturelles. Le contrat de service de la Banque mondiale englobe également des aspects liés à la politique fiscale dans le cadre des services consultatifs sur les investissements qui sont une composante de son activité de diagnostic de la croissance. Pour assurer une étroite coordination, la Banque mondiale consultera le Département des finances publiques pour toutes les missions de politique fiscale qui pourraient être prévues, en partageant par exemple les dossiers de missions et en assurant des échanges bilatéraux. En matière de fiscalité des ressources naturelles, le Département des finances publiques mettra l’accent sur les principales recommandations de mesures à prendre, tandis que la Banque mondiale se concentrera sur le secteur à long terme et les efforts de renforcement des capacités (voir ci–dessous).

54. Renforcement du secteur financier. Le FMI dispose d’un financement du gouvernement japonais pour un projet destiné à renforcer les services financiers régionaux au sein de la région de la CEMAC. Ce projet sera mené en étroite coordination avec le programme de la Banque mondiale sur l’AT au secteur financier, pour assurer la complémentarité des activités.

55. Amélioration de la gestion des ressources naturelles. Le FMI apportera une AT sur la politique fiscale et la fiscalité des ressources naturelles (minières). La Banque mondiale entreprendra une analyse par secteur selon le programme gouvernemental de croissance et de diversification de l’économie, en apportant une AT dans les domaines de l’exploitation minière, la forêt et la pêche.

56. Industries extractives. La Banque mondiale apportera une AT dans les domaines suivants: (i) création d’une compagnie pétrolière nationale; (ii) cartographie des principaux gisements miniers à mettre en valeur; (iii) préparation d’un code minier nouveau/révisé; (iv) préparation d’un code hydroélectrique nouveau/révisé.

Domaines pilotés par le FMI dont les analyses servent d’orientation aux programmes appuyés par la Banque mondiale

57. Il s’agit du dialogue sur les questions budgétaires pour déterminer les enveloppes des dépenses de l’État. Le FMI pilote le dialogue sur les mesures destinées à maîtriser certaines dépenses publiques, notamment celles concernant la masse salariale de la fonction publique et la définition du plafond des investissements de l’État. Dans ces domaines, la Banque mondiale veille à ce que ses conseils soient conformes aux recommandations du FMI. Le FMI assure également le suivi de la mise en œuvre des mesures de libéralisation des échanges prises au sein de la CEMAC (au niveau régional). Ces mesures complètent un programme important de la Banque mondiale destiné à soutenir l’intégration régionale entre les pays de la CEMAC. Elles devraient permettre d’améliorer le climat des affaires et complèteront les travaux de la Banque mondiale (de concert avec la SFI) pour faciliter les investissements.

Domaines auxquels la Banque mondiale ne participe pas directement

58. Ces domaines ont trait au dialogue sur la politique monétaire, les taux d’intérêt, le taux de change, la balance des paiements, et les questions de statistiques et de calculs y afférentes.

ANNEXE III. GABON: QUESTIONS D’ORDRE STATISTIQUE

1. Les données communiquées comportent des lacunes, mais sont globalement suffisantes pour la surveillance. L’analyse des services du FMI se heurte aux insuffisances en termes d’exactitude, de fiabilité, de périodicité, et de délai d’établissement de certaines données ainsi qu’en termes de cohérence entre les bases de données. Les organismes producteurs de statistiques manquent d’accès aux données sources et de structure institutionnelle pour partager les informations et coordonner leurs efforts de recueil des données.

2. Le Gabon participe au Système général de diffusion des données (SGDD) mais n’a pas actualisé les métadonnées ni pris de mesures d’amélioration depuis 2002. A l’exception des prix à la consommation, les autorités ne transmettent aucune statistique sur le secteur réel ou les finances publiques au Département des statistiques pour publication dans les statistiques financières internationales (International Financial Statistics ou IFS) ou pour diffusion par voie électronique. Des statistiques économiques et financières détaillées, notamment des séries temporelles historiques longues sont publiées dans les « Tendances de l’Économie », publication semestrielle de la Direction générale des statistiques et des études économiques (DGSEE) du Ministère de l’économie, du commerce, de l’industrie et du tourisme. L’évolution sectorielle plus récente est présentée en détails dans le « Tableau de Bord de l'Économie », publication trimestrielle du Ministère de l’économie.

Comptabilité nationale

3. L’AFRITAC Centre travaille avec les autorités afin d’intégrer les recommandations méthodologiques du Système de Comptabilité Nationale 1993, notamment en matière d’évaluation de la valeur ajoutée sectorielle au prix de base. Les statistiques sur l’évolution du secteur pétrolier et des autres grands secteurs d’exportation reposent sur un ensemble d’indicateurs qui ne reflètent pas toujours dans leur totalité les bénéfices générés par ces activités. Malgré les améliorations apportées récemment aux méthodes d’établissement et de traitement des statistiques du secteur pétrolier, il existe toujours d’importantes incohérences entre les statistiques de la comptabilité nationale et celles de la balance des paiements. Par ailleurs, des enquêtes auprès des ménages doivent être réalisées plus fréquemment pour améliorer la qualité et la quantité des données sur la répartition des revenus et la consommation. Deux missions de l’AFRITAC Centre en 2008 ont apporté une assistance technique sur le traitement des états statistiques et financiers (SFS), ainsi que sur l’utilisation du logiciel Access pour produire ces SFS. Des efforts sont nécessaires pour créer une base de données plus cohérente. Le traitement des SFS de 2007 pour l’établissement des comptes nationaux de la même année devrait être terminé d’ici fin 2008.

Emploi et chômage

4. Il n’y a pas de données disponibles de façon systématique sur la population active totale et le chômage.

Prix

5. En 2007, les autorités ont commencé à publier un indice des prix à la consommation (IPC) amélioré qui reprend le même panier de biens et services que celui de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la CEMAC, et utilise un système de pondération issu de l’enquête sur les dépenses des ménages de 2005 au Gabon. Il ne porte néanmoins que sur la capitale du pays, Libreville.

Statistiques des finances publiques

6. Le principal inconvénient de ces statistiques est qu’elles ne couvrent pas la totalité des institutions, puisque les activités de sécurité sociale ne sont pas incluses dans les états relatifs aux opérations des administrations publiques ou de l’administration centrale. Les comptes audités des activités du secteur pétrolier sont en général disponibles une fois par an, et dans certains cas une fois par trimestre, mais toujours avec un important décalage dans le temps. D’autres aspects méritent d’être améliorés, notamment l’enregistrement dans les comptes budgétaires de la formation de capital public financé par les compagnies pétrolières, et l’enregistrement des arriérés intérieurs de l’État.

Statistiques monétaires

7. La Banque des états de l’Afrique centrale (BEAC) transmet régulièrement par voie électronique les statistiques mensuelles sur les données monétaires, les taux d’intérêt et les taux de change du Gabon et des autres pays membres de la CEMAC pour publication dans les IFS, mais ces données sont parfois transmises avec retard. Les statistiques monétaires du Gabon ont une couverture exhaustive mais les mouvements transfrontaliers de monnaie entre les pays membres de la CEMAC nuisent à leur exactitude.

8. La BEAC a débuté mi–2007 un projet d’adaptation des statistiques monétaires des pays membres de la CEMAC à la méthodologie du Manuel de statistiques monétaires et financières (MSMF). Dans le cadre de ce projet, un atelier régional a été organisé par la BEAC en décembre 2007 pour terminer de répertorier les données sources issues des banques commerciales et les intégrer aux concepts et au cadre du MSMF. Le Département des statistiques a participé à cet atelier en apportant ses conseils et ses recommandations. La BEAC a récemment présenté à titre d’essai des données monétaires pour le Gabon en utilisant les formulaires types pour la période janvier 2000–décembre 2007.

Dette extérieure publique

9. Les données sur l’encours de la dette extérieure publique et sa composition sont complètes, de même que les prévisions détaillées des montants exigibles au titre du service de la dette. Ces données sont en général transmises aux missions du FMI par la Direction générale de la comptabilité publique du Ministère de l’économie, des finances, du budget et de la privatisation.

Statistiques de la balance des paiements et de la balance commerciale

10. Les statistiques de la balance des paiements sont établies par la Direction nationale de la BEAC et les estimations sont validées par les services du siège de la BEAC. Les données sont transmises avec un retard considérable et les dernières statistiques officielles disponibles remontent à 2006. Depuis 1995, les statistiques de la balance des paiements sont établies conformément à la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements. Les données sources sont recueillies à partir (i) des enquêtes auprès des entreprises réalisées par la banque centrale (principale source de données); (ii) des rapports des banques et de l’administration des postes sur les transactions en devises réalisées par d’autres entreprises, distributeurs et particuliers; (iii) des rapports de la BEAC sur les mouvements de billets de banque entre le Gabon et les autres pays de la BEAC. Les statistiques sur le commerce extérieur reposent essentiellement sur des estimations qui ne sont pas recoupées avec les données des services des douanes. Les statistiques sur les autres postes du solde de transactions courantes ne sont pas fiables ni exactes en raison des faibles taux de réponse aux enquêtes auprès des entreprises, même si des ajustements sont faits pour apporter des corrections partielles. L’investissement direct étranger dans le compte d’opérations financières est vraisemblablement sous–estimé en raison de l’insuffisance de détails dans l’analyse du secteur pétrolier. Il est difficile de connaître l’ampleur des flux de capitaux privés et leur ventilation détaillée, en particulier à court terme, car les données ne sont pas complètes.

Gabon: Tableau des indicateurs courants nécessaires à l’exercice de la surveillance(au 31 décembre 2010)
Date de l’observation la plus récenteDate de réception des donnéesFréquence des données7Fréquence de communication7Fréquence de publication7
Taux de changeAoût 2010Août 2010QQQ
Avoirs de réserve internationaux des autorités monétaires et engagements constituant des réserves pour les autorités1Août 2010Nov. 2010MMM
Monnaie centraleAoût 2010Nov.2010MMM
Monnaie au sens largeAoût 2010Nov. 2010MMM
Bilan de la banque centraleAoût 2010Nov. 2010MMM
Bilan consolidé du système bancaireAoût 2010Nov. 2010MMM
Taux d’intérêt2Août 2010Août 2010MMM
Indice des prix à la consommationOctobre. 2010Nov.2010MMM
Recettes, dépenses, solde et composition du financement3 – administrations publiques4Sept. 2010Nov. 2010MTND
Recettes, dépenses, solde et composition du financement3– administration centraleSept. 2010Nov. 2010MTND
Stock de la dette contractée ou garantie par l’administration centrale5Sept. 2010Nov. 2010TTND
Solde extérieur courantDéc. 2006Mars 2010AIA
Exportations et importations de biens et de servicesDéc. 2006Mars 2010MMI
PIB/PNB2008Déc. 2010AIA
Dette extérieure bruteDec. 2009Mars 2009TII
Position extérieure globale6NDNDNDNDND

Y compris les avoirs de réserve gagés ou autrement grevés, ainsi que les positions nettes sur dérivés.

Taux du marché et taux déterminés par les autorités, y compris les taux d’escompte, les taux du marché monétaire, les taux des bons, obligations et autres titres d’emprunt du Trésor.

Financement bancaire intérieur et extérieur et financement non bancaire intérieur.

Les administrations publiques se composent de l’administration centrale (fonds budgétaires et extrabudgétaires et caisses de sécurité sociale), des États fédérés et des administrations locales

y compris la composition par monnaie et par échéance.

Y compris les positions des avoirs et engagements financiers bruts extérieurs à l’égard des non–résidents.

(Q) Quotidienne; (H) hebdomadaire; (M) mensuelle; (T) trimestrielle; (A) annuelle; (I) irrégulière; (ND) non disponible.

Y compris les avoirs de réserve gagés ou autrement grevés, ainsi que les positions nettes sur dérivés.

Taux du marché et taux déterminés par les autorités, y compris les taux d’escompte, les taux du marché monétaire, les taux des bons, obligations et autres titres d’emprunt du Trésor.

Financement bancaire intérieur et extérieur et financement non bancaire intérieur.

Les administrations publiques se composent de l’administration centrale (fonds budgétaires et extrabudgétaires et caisses de sécurité sociale), des États fédérés et des administrations locales

y compris la composition par monnaie et par échéance.

Y compris les positions des avoirs et engagements financiers bruts extérieurs à l’égard des non–résidents.

(Q) Quotidienne; (H) hebdomadaire; (M) mensuelle; (T) trimestrielle; (A) annuelle; (I) irrégulière; (ND) non disponible.

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