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Burundi: Analyse conjointe de viabilité de la dette FMI/Banque mondiale pour 2011

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
March 2012
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Compte tenu du caractère restreint de sa gamme d’exportations et de la faible capacité des institutions de l’État, le risque de surendettement extérieur du Burundi reste élevé, ainsi que l’avait établi l’analyse de viabilité de la dette réalisée en 2010. Le ratio de la valeur actuelle (VA) de la dette par rapport aux exportations dépasse le seuil de référence à moyen terme, tandis qu ’à la lecture des scénarios de rechange et des tests de résistance deux indicateurs d’endettement dépassent les seuils indicatifs. L’analyse de viabilité de la dette publique fait apparaître que, même si le Burundi est en mesure d’assurer le service de la dette contractée ou garantie par l’État, une croissance plus faible que prévu entraînerait une forte détérioration des indicateurs d’endettement. Le Burundi devrait poursuivre la mise en œuvre de politiques d’emprunt prudentes et accélérer les réformes structurelles propices à une croissance tirée par le secteur privé, en particulier en matière d’infrastructures et de diversification des exportations, pour atténuer les risques qui pèsent sur la viabilité de sa dette1.

I. Contexte

1. La dernière analyse de viabilité de la dette fondée sur le cadre applicable aux pays à faible revenu réalisée en 2010 avait conclu que le Burundi continuerait de faire face à un risque élevé de surendettement2. Le ratio VA de la dette/exportations dépassait largement le seuil de référence lié aux politiques mises en œuvre dans le pays sur l’ensemble de la période de projection, dénotant le manque de diversification des exportations. En outre, dans les scénarios de rechange et les tests de résistance y afférents, tous les indicateurs d’endettement, sauf un, dépassaient les seuils d’endettement spécifiques.

2. Le Burundi est considéré comme un pays à performance faible aux fins de la définition des seuils d’endettement à utiliser dans le cadre de viabilité de la dette (CVD). Son score au terme de l’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) effectuée par la Banque mondiale était en moyenne de 3,07 (sur une échelle de 1 à 6) de 2008 à 2010, d’où la notation faible3.

3. Le stock de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État (CGE) a sensiblement diminué depuis 2008. Cela s’explique par l’allégement accordé au titre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) renforcée et de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). En 2010 la dette extérieure CGE s’élevait à 455 millions de dollars, soit 22 % du PIB, tandis que le ratio VA de la dette/exportations s’établissait à 150,8 %4. Environ 90 % de l’encours de la dette extérieure CGE nominale correspondait à des créanciers multilatéraux, et le reste aux créanciers bilatéraux. Les efforts se poursuivent pour obtenir un allégement au titre de l’initiative PPTE de la part de tous les créanciers5.

Tableau texte 1.Burundi: Dette publique extérieure, 2008-10(Millions de dollars EU)
200820092010
Stock nominal% du PIB% du totalStock nominal% du PIB% du total% du nominal% du PIB% du total
Dette totale1 51898100,037621100,045522100,0
Multilatérale1 3138486,53381989,94112090,2
Bilatérale2051313,538210,14529,8
Club de Paris1511010,0100,4100,3
Hors Club de Paris5333,53629,74329,5
Commerciale000,0000,0000,0
Sources: autorités burundaises; estimations des services du FMI et de la Banque mondiale.
Sources: autorités burundaises; estimations des services du FMI et de la Banque mondiale.

4. La dette intérieure constitue une part importante de la dette publique totale. Environ 40 % de la dette publique totale du Burundi étaient détenue par des créanciers nationaux en 2010, pour un montant représentant environ 15 % du PIB, soit une augmentation de 11,5 % par rapport à 2008. L’augmentation de la part de la dette intérieure résulte principalement de l’annulation de la dette publique extérieure au titre des initiatives PPTE et IADM. Le gros de la dette intérieure publique se compose de financements de la Banque centrale destinés à répondre aux besoins du Trésor.

II. Hypothèses à la base de l’AVD

5. Les perspectives macroéconomiques actuelles tiennent compte des variations par rapport aux conditions initiales (tableau texte 2). En 2010 l’inflation a été nettement inférieure aux niveaux initialement projetés (dans l’AVD de 2010) en raison du niveau plus faible des prix des produits alimentaires et énergétiques. Le déficit budgétaire était lui aussi inférieur aux projections initiales du fait de meilleurs résultats en matière de recettes et d’appui des bailleurs de fonds, et ce malgré une augmentation des dépenses publiques en année électorale. Par ailleurs, le déficit courant a diminué moins que prévu en raison du choc négatif des termes de l’échange imputable à la diminution des prix à l’exportation du café, lequel représente environ 70 % des exportations totales.

Tableau texte 2.Burundi: Hypothèses et résultats macroéconomiques, 2009-10
20092010
AVD 2010Eff.AVD 2010Eff.
(Variation annuelle en pourcentage)
Revenu national et prix
Croissance du PIB réel3,53,53,93,8
Prix à la consommation (fin de période)4,64,68,04,1
Secteur extérieur
(Pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Administrations publiques
Recettes (hors dons)13,613,613,514,6
Dépenses totales et prêts nets28,832,236,537,3
Solde global
Base caisse, post dons hors PPTE-3,8-3,8-3,7-3,3
Secteur extérieur
Solde des transactions courantes-10,6-11,5-6,6-9,9
Réserves officielles brutes
Fin de période (millions de dollars)323,0323,0310,7332,0
En mois d’importations de l’année suivante6,55,06,04,8
Sources: autorités burundaises; estimations des services du FMI.
Sources: autorités burundaises; estimations des services du FMI.

6. Pour autant que la situation sécuritaire continue à s’améliorer, les perspectives à moyen et long terme du Burundi resteront favorables (encadré 1). La croissance du PIB réel devrait se situer en moyenne à 6,7 % à long terme, pour autant que la paix et la sécurité continue d’être consolidées, que l’environnement macroéconomique soit stable, que les réformes structurelles soient résolument mises en œuvre dans des domaines tels que la gouvernance du secteur public et l’environnement des affaires, et que l’intégration du Burundi à la communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) soit mise en valeur comme moteur de croissance. L’investissement total devrait représenter en moyenne 18 % du PIB environ à moyen terme, niveau jugé propice à la croissance économique. La politique budgétaire accompagnera la croissance économique et la réduction de la pauvreté, tout en préservant la viabilité de la dette. Le déficit budgétaire devrait enregistrer une diminution graduelle vers la fin de la période. La mobilisation des recettes, renforcée par les réformes de l’Office burundais des recettes (OBR), entraînera une augmentation progressive des recettes publiques tandis que les dépenses diminueront peu à peu pour être ramenées à des niveaux plus viables. Les exportations de biens et de services seront tirées par les investissements réalisés à moyen terme dans les principaux secteurs exportateurs (café, thé, sucre, horticulture et tourisme). Le déficit courant, dons compris, se rétrécira à terme, malgré la diminution des concours des bailleurs de fonds. Les financements continueront de se présenter sous la forme de dons et de prêts hautement concessionnels.

7. Les dépenses d’investissement seront déterminantes pour réaliser une croissance plus forte. Parmi les grands domaines d’investissement, on citera la remise en état des infrastructures (électricité, transport et communications) et les activités génératrices de produits d’exportation comme le tourisme et les mines. Les grands projets à entreprendre à court et moyen terme sont notamment la mise en valeur du potentiel hydroélectrique du Burundi (Kaganuzi, Mpanda, Kabu 16) et la fourniture de lignes à haute tension et des stations-relais nécessaires à tous les chefs-lieux de provinces. La remise en état et l’entretien des routes nationales ainsi que des réseaux de routes communales et pistes rurales contribueront aussi à réduire le déficit en infrastructures du Burundi. La mise en œuvre des réformes structurelles fondamentales—qui a d’ores et déjà débuté—est indispensable pour favoriser le nécessaire accroissement de l’investissement privé. Ces réformes comprennent notamment les mesures visant à améliorer l’environnement réglementaire des entreprises et à renforcer la concurrence. Si les investissements envisagés dans le secteur minier se matérialisent, les gains de croissance pourraient être considérables à moyen et long terme6.

8. Trois grandes différences sont à signaler entre le cadre macroéconomique à la base de la présente analyse est celui qui avait présidé à l’analyse précédente: i) la croissance du PIB réel et des exportations est supérieure à moyen terme en raison de l’impact des réformes dans la filière caféière, des retombées positives des projets énergétiques en cours et des investissements réalisés par le secteur privé dans les filières non traditionnelles; ii) les transferts officiels devraient baisser sur la période de projection, principalement à cause des changements d’orientation dans les modalités d’assistance des partenaires au développement; et iii) le PIB nominal est plus élevé du fait de l’adoption de la nouvelle base pour les comptes nationaux et de l’augmentation de l’inflation en 2011.

9. Les risques qui pèsent sur les perspectives macroéconomiques tiennent principalement à la situation sécuritaire et à l’environnement extérieur. La crise de la dette en zone euro aura vraisemblablement des retombées négatives, par le truchement des échanges, et elle suscite des incertitudes quant au soutien des bailleurs de fonds. Les chocs de l’offre pourraient entraîner un renchérissement des cours du pétrole et donc aggraver les tensions inflationnistes et les pressions budgétaires.

Encadré 1:Burundi: Nouvelle base les comptes nationaux

En novembre 2011 le gouvernement a adopté une nouvelle base pour les comptes nationaux de 2005-08. Les révisions comprenaient une amélioration des sources données, un changement d’année de base de 1986 à 2005 et une mise à jour des méthodologies d’établissement des données (Système de comptabilité nationale des Nations Unies de 1993).

À partir des nouvelles données, les revenus nationaux nominaux ont été révisés à la hausse de 36 % en moyenne sur la période 2005-08, tandis que les taux de croissance réelle moyens pour ces années est supérieur de 1,5 point aux estimations précédentes. À partir de la nouvelle base, le revenu national brut par habitant aurait atteint selon les estimations 245 dollars en 2010.

Les données officielles de comptabilité nationale n’ont pas été rendues publiques depuis 1998 en raison des années de conflit et d’une faible capacité institutionnelle. Depuis 2006 le Burundi fait partie de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat). L’adhésion a profité au Burundi à maints égards, notamment sous la forme d’une assistance technique à la mise à jour des comptes nationaux. Les données de comptabilité nationale pour 2009 et 2010 devraient être rendues publiques en 2012.

Encadré 2:Principales hypothèses macroéconomiques, 2011-31

La croissance du PIB réel devrait s’accélérer à 6 % à moyen terme grâce à la consolidation de la paix et de la sécurité, à l’allégement des contraintes d’infrastructures, y compris par une augmentation de la production d’électricité, à l’accélération de la mise en œuvre des autres réformes structurelles, y compris dans le domaine de la GFP, du climat des affaires et de la filière café, et à l’intégration au sein de la CAE. Durant la période de projection, la croissance devrait être en moyenne de 6,7 %, contre une moyenne de 4,1 % en 2008-10. L’investissement total devrait représenter en moyenne 18 % du PIB environ à moyen terme, niveau jugé propice à la croissance économique à long terme. Les principaux domaines d’investissement comprennent la remise en état des infrastructures (énergie, transports et communications) pour parer aux contraintes existantes, et les activités génératrices d’exportations comme le tourisme et l’exploitation minière.

L’inflation devrait enregistrer un repli progressif à moyen terme et se stabiliser à environ 6 % à long terme, conformément au critère de convergence de la CAE.

La politique budgétaire devrait accompagner la croissance économique et la lutte contre la pauvreté, tout en préservant la stabilité macroéconomique conformément aux exigences de convergence de la CAE et au souci de viabilité de la dette, laquelle présente un risque élevé. Le déficit primaire devrait se situer en moyenne à 2,3 % du PIB à moyen terme, puis diminuer de 1 point de pourcentage à plus long terme.

  • Les recettes, hors dons, devraient se stabiliser à environ 17 % du PIB vers la fin de la période de projection grâce à l’élargissement de l’assiette de l’impôt à la faveur de réformes de l’administration fiscale.
  • Les dépenses primaires devraient baisser graduellement pour descendre à 30 % du PIB d’ici 2016. Cette trajectoire est conforme à un ralentissement progressif de l’augmentation des dépenses publiques et à une hausse des dépenses favorables aux pauvres. L’investissement public devrait baisser progressivement à 8 % du PIB en moyenne sur la période de projection, tandis que l’investissement privé devrait lui s’accroître graduellement à mesure que le secteur privé et deviendra une locomotive de croissance.

Les exportations de biens et de services devraient augmenter en moyenne de 7,6 % à moyen terme grâce à l’impact des réformes dans la filière café. Elles devraient s’accroître de 11,1 % à plus long terme, à mesure que l’investissement dans de nouveaux secteurs d’exportation (horticulture, mines et tourisme) commencera à porter ses fruits. En volume, les exportations de biens devraient se stabiliser à environ 7,5 % à moyen terme, pour ensuite revenir progressivement à environ 6 % durant les années ultérieures.

Les importations de biens de services augmenteront, passant d’une moyenne d’environ 5 % à moyen terme à quelque 8 % à plus long terme, alimentées par la forte croissance du secteur du bâtiment à laquelle contribue la diaspora burundaise, et le développement du secteur touristique. Avec la diminution des importations liées aux activités de secours et de reconstruction, les importations de marchandises en volume devraient évoluer globalement au même rythme que la croissance du PIB durant les années ultérieures.

Le déficit courant, dons compris, devrait se maintenir aux alentours de 10 % du PIB sur le moyen terme. Il devrait ensuite se détériorer à mesure que les transferts officiels commenceront à reculer, puis diminuer progressivement pour atteindre environ 7,5 % à la fin de la période de projection. Hors transferts, on suppose que le déficit courant passera de 30 % du PIB à quelque 12 % à la fin de la période de projection. Les autorités feront largement appel à des dons et des prêts hautement concessionnels pour financer le déficit courant. Les autorités devront redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les réformes de gouvernance. La stratégie nationale de gouvernance récemment adoptée par le cabinet et la publication du budget voté et exécuté témoignent de la détermination du gouvernement à améliorer la gouvernance.

Le financement extérieur s’appuiera de plus en plus sur les prêts dans le long terme, la part des dons dans le financement total étant appelée à diminuer progressivement. Les dons devraient baisser d’environ 24 % du PIB en 2011 à quelque 13,4% en 2016 à mesure que l’assistance humanitaire diminuera. Les prêts devraient passer progressivement de 3 % du PIB en 2010 à environ 1 % en fin de période. On suppose que les nouveaux emprunts (à l’exception des concours de l’EXIM Bank indienne pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kabu 16) seront exclusivement contractés à des conditions fortement concessionnelles avec un élément don de 50 % jusqu’en 2017. À partir de 2018 et avec l’amélioration de la capacité de gestion de la dette, un tiers des financements seront contractés à des conditions moins concessionnelles (élément don de 35 %).

III. Analyse de Viabilité de la Dette Extérieure

10. Le scénario de référence fait apparaître un dépassement du seuil indicatif du ratio VA de la dette/exportations. Le ratio VA de la dette/exportations restera supérieure au seuil de 100 % à moyen terme, principalement en raison du manque de diversification des exportations, puis descendra en dessous de ce seuil vers la fin de la période de projection. En revanche, les ratios VA de la dette/PIB, VA de la dette/recettes, service de la dette/exportations et service de la dette/recettes devraient rester bien inférieurs au seuil indicatif fixé pour le pays pendant la période de projection (tableau texte 3 et tableau 1).

Tableau texte 3.Burundi: Synthèse des indicateurs de viabilité de la dette extérieure(en pourcentage)
Seuü

indicatif
201120212031Moyenne

2011-31
VA dette/PIB3013,97,46,59,1
VA dette/exportations100174,4108,188,9123,2
VA dette/recettes20086,852,453,362,5
Service de la dette/export153,57,93,96,9
Service de la dette/recette251,73,82,43,4
Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services du FMI et de la Banque mondiale.
Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services du FMI et de la Banque mondiale.
Tableau 1.Burundi: Cadre de viabilité de la dette extérieure. scénario de référence, 2008-2031 1/(en pourcentage du PIB sauf indication contraire)
Chiffres réelsMoyenne historique 6/Écart type 6/Projections
2008200920102011201220132014201520162011-2016

Moyenne
202120312017-2031

Moyenne
Dette extérieure (nominale) 1/101,620,722,522,622,522,722,620,418,312,110,6
dont: dette contractée ou garantie par l’État (CGE)101,620,722,522,622,522,722,620,418,312,110,6
Variation de la dette extérieure-17,6-80,91,80,1-0,10,2-0,2-2,1-2,1-0,80,1
Flux générateurs d’endettement net identifiés-29,8-10,80,40,21,0-2,5-2,6-3,6-2,8-1,6-1,8
Déficit compte courant hors intérêts1,211,09,86,36,312,411,99,19,010,711,210,87,59,3
Déficit de la balance des biens et services-49,1-47,9-48,2-45,4-43,0-38,9-37,5-35,7-33,7-31,0-26,5
Exportations9,86,58,98,08,78,78,67,76,96,87,3
Importations-39,3-41,3-39,2-37,4-34,3-30,3-29,0-28,0-26,8-24,1-19,2
Transferts courants nets (négatifs = entrée)-27,5-23,8-20,9-18,65,5-17,4-14,1-12,9-11,7-9,9-9,0-6,6-4,7-6,1
dont: transfers officiels-21,3-15,0-15,2-12,2-9,1-8,1-7,2-5,7-5,1-3,8-2,7
Autres flux du compte courant (négatifs = entrée nette)77,982,678,975,369,060,958,256,353,848,338,7
IDEnet (négatif= entrée)-10,1-7,8-7,4-5,13,511,4-10,0-10,7-10,4-13,3-13,0-11,8-8,5-10,5
Dynamique endogène de la dette 2/-20,9-13,9-2,1-0,8-0,9-0,91,11,1-1,0-0,6-0,7
Contribution du taux d’intérêt nominal0,70,50,10,00,10,10,10,10,10,10,1
Contribution de la croissance du PIB réel-4,9-3,0-0,7-0,8-1,0-1,0-1,2-1,1-1,1-0,7-0,8
Contribution des variations de prix et des taux de change-16,6-11,5-1,4
Résiduel (3-4) 3/12,2-70,11,4-0,1-1,22,82,41,50,70,91,8
dont: financement exceptionnel-0,30,00,00,00,00,00,00,00,00,00,0
VA de la dette extérieure 4/13,513,914,114,514,613,111,77,46,5
En pourcentage des exportations150,8174,4162,1167,2170,0171,0169,4108,188,9
VA de la dette extérieure CGE13,513,914,114,514,613,111,77,46,5
En pourcentage des exportations150,8174,4162,1167,2170,0171,0169,4108,188,9
En pourcentage des recettes publiques92,386,885,386,688,482,075,052,453,3
Ratio serùce de la dette/exportations (%)8,47,91,43,55,77,29,512,012,27,93,9
Ratio service dette CGE/exportations (%)8,47,91,43,55,77,29,512,012,27,93,9
Ratio service dette CGE/recettes (%)5,93,80,91,73,03,74,95,85,43,82,4
Total besoins de financement bruts (milliards dollars EU)-125,466,852,728,861,0-27,1-20,6-57,7-40,3-35,4-139,3
Déficit courant hors intérêts stabilisant ratio d’endettement18,891,98,012,312,18,89,112,913,211,67,4
Principales hypothèses macroéconomiques
Taux de croissance du PIB réel (en pourcent)5,03,53,83,81,24,24,85,06,05,85,95,36,17,96,7
Déflateur du PIB en dollars E.U. (variation en pourcentage)16,212,77,56,812,97,75,35,05,77,87,36,56,0-1,03,7
Taux d’intérêt effectif (en pourcentage) 5/0,70,60,30,80,20,10,40,50,60,50,50,40,60,70,7
Croissance des exportations de B&S (en dollars EU, en %)55,4-22,652,716,129,60,220,310,110,62,02,27,611,79,011,1
Croissance des importations de B&S (en dollars EU, en %)31,722,75,821,727,27,01,2-2,77,210,28,55,215,44,18,2
Elément don des nouveaux emprunts du secteur public (%)40,838,235,535,847,451,441,545,945,946,3
Recettes publiques (hors dons, en pourcentage du PIB)13,913,614,616,016,516,716,516,015,614,112,213,5
Fluxd’aide (milliards dollars EU) 7/38937,417681,637360,9552,1438,5467,1496,2510,2562,3888,21815,4
dont: dons438,01205,1460,9524,2405,5432,1458,2465,9513,4833,01699,2
dont: prêts concessionnels38499,316476,636900,027,933,035,038,044,248,955,2116,2
Financement équivalent dons (pourcentage du PIB) 8/24,017,216,715,813,913,411,79,811,1
Financement équivalent dons (% du financement extérieur) 8/94,991,589,689,994,795,895,195,095,1
Pour mémoire:
PIB nominal (milliards dollars EU)1556,11814,72024,02271,42506,72763,33095,23527,74007,77464,218199,8
Croissance du PIB nominal exprimée en dollars EU22,016,611,512,210,410,212,014,013,612,112,56,810,6
VA de la dette extérieure CGE (Mds de dollars EU)272,2306,3346,4396,7442,6455,2463,6544,51164,5
(VA t-VA t-1)/PIBt-1 (pourcentage)1,71,82,01,70,40,21,30,40,50,4
Envois de fonds bruts des travailleurs migrants (milliards $EU)
VA de la dette extérieure CGE (en % du PIB + envois de fonds)13,513,914,114,514,613,111,77,46,5
VA de la dette extérieure CGE (en % des exportations + envois de fonds)150,8174,4162,1167,2170,0171,0169,4108,188,9
Service de la dette extérieure CGE (en % des exportations +envois de fonds1,43,55,77,29,512,012,27,93,9
Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services.

Comprend la dette extérieure publique et privée.

Calculé selon la formule [r - g - p(l+g)]/(l+g+p+gp) xle ratio de la dette de la période précédente, où r = taux d’intérêt nominal; g = À du PIB réel, et p = À du déflateur du PIB exprimé en dollars EU.

Financement exceptionnel (variations des arriérés et allègement de dette), variations des avoirs extérieurs bruts et ajustements de valeur inclus. Pour les projections comprend aussi la contribution des variations des prix et des taux de change.

En posant pour hypothèse que la VA de la dette du secteur privé est équivalente à sa valeur faciale.

Paiements d’intérêts de l’année en cours divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Les moyennes historiques et les écarts type sont en général calculés sur les dix dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Définis comme les dons, les prêts concessionnels et l’allégement de dette obtenus.

Le financement équivalent dons comprend les dons accordés directement à l’État et dans le cadre des nouveaux emprunts (différence entre la valeur faciale et la VA des nouveaux emprunts).

Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services.

Comprend la dette extérieure publique et privée.

Calculé selon la formule [r - g - p(l+g)]/(l+g+p+gp) xle ratio de la dette de la période précédente, où r = taux d’intérêt nominal; g = À du PIB réel, et p = À du déflateur du PIB exprimé en dollars EU.

Financement exceptionnel (variations des arriérés et allègement de dette), variations des avoirs extérieurs bruts et ajustements de valeur inclus. Pour les projections comprend aussi la contribution des variations des prix et des taux de change.

En posant pour hypothèse que la VA de la dette du secteur privé est équivalente à sa valeur faciale.

Paiements d’intérêts de l’année en cours divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Les moyennes historiques et les écarts type sont en général calculés sur les dix dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Définis comme les dons, les prêts concessionnels et l’allégement de dette obtenus.

Le financement équivalent dons comprend les dons accordés directement à l’État et dans le cadre des nouveaux emprunts (différence entre la valeur faciale et la VA des nouveaux emprunts).

11. Les scénarios de rechange et les tests de résistance font apparaître un risque de détérioration plus poussée du ratio VA de la dette/exportations. Le dépassement le plus prononcé du seuil indicatif du ratio VA de la dette/exportations se produit dans l’hypothèse d’un repli de la croissance des exportations en valeur (tableau 2, test B2). Dans ce cas, le ratio VA de la dette/exportations en fin de période de projection, est environ 78 points de pourcentage plus élevé que dans le scénario de référence. Ce résultat souligne combien il est important d’améliorer le climat des affaires afin d’encourager les flux d’investissements, et de diversifier les exportations pour réduire la vulnérabilité aux chocs. Le scénario fondé sur de nouveaux emprunts à des taux d’intérêt plus élevés (tableau 2, scénario A2) fait apparaître une détérioration persistante du ratio VA de la dette/exportations du Burundi, par rapport au scénario de référence. Ce résultat souligne la nécessité de continuer à recourir à des financements sous forme de dons et à des prêts hautement concessionnels. Enfin, le scénario historique (tableau 2, scénario A1) signale une détérioration importante et prolongée du ratio VA de la dette/exportations. Les résultats du scénario historique, pour importants qu’ils soient, doivent être interprétés avec prudence, eu égard aux antécédents de conflit du Burundi7.

Tableau 2a.Burundi: Analyse de sensibilité des principaux indicateurs de dette extérieure contractée ou garantie par l’État, 2011-2031(en pourcentage)
Projections
20112012201320142015201620212031
Ratio VA de la dette/PIB
Scénario de référence14141515131276
A. Scénarios de rechange
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2011-2031 1/1413151718182118
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2011-2031 21414161615141011
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-201314141515131287
B2. Croissance des exportations en valeur à leur moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 3/14151817161497
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à moyenne historique moins un écart type en 2012-201314151818161498
B4. Fluxnets non générateurs de dette à moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 4/141924232119128
B5. Combinaison de B1-B4 en appliquant des chocs d’un demi écart type141926252321139
B6. Dépréciation ponctuelle nominale de 30% par rapport au scénario de référence en 2012 5/141920201816109
Ratio VA de la dette/exportations
Scénario de référence17416216717017116910889
A. Scénarios de rechange
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2011-2031 1/174154178198232263300252
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2011-2031 2174165179188196202150144
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-201317415916516716816810687
B2. Croissance des exportations en valeur à leur moy enne historique moins un écart type en 2012-2013 3/174243362360363363230167
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à moyenne historique moins un écart type en 2012-201317415916516716816810687
B4. Fluxnets non générateurs de dette à moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 4/174219278272275276174107
B5. Combinaison de B1-B4 en appliquant des chocs d’un demi écart type174245342335338339214136
B6. Dépréciation ponctuelle nominale de 30% par rapport au scénario de référence en 2012 5/17415916516716816810687
Ratio VA de la dette/recettes
Scénario de référence8785878882755253
A. Scénarios de rechange
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2011-2031 1/878192103111117145151
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2011-2031 28787939894897386
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-20138786909184785455
B2. Croissance des exportations en valeur à leur moy enne historique moins un écart type en 2012-2013 3/879210610698916357
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à moyenne historique moins un écart type en 2012-20138794107109101936566
B4. Fluxnets non générateurs de dette à moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 4/871151441421321228464
B5. Combinaison de B1-B4 en appliquant des chocs d’un demi écart type871161561531431329171
B6. Dépréciation ponctuelle nominale de 30% par rapport au scénario de référence en 2012 5/871171201211131047273
Tableau 2b.Burundi: Analyse de sensibilité des principaux indicateurs de dette extérieure contractée ou garantie par l’État, 2011-2031 (suite)(en pourcentage)
Ratio service de la dette/exportations
Scénario de référence3679121284
A. Scénarios de rechange
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2011-2031 1/3671013141110
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2011-2031 236710131487
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-20133679121284
B2. Croissance des exportations en valeur à leur moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 3/3813182222158
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à moyenne historique moins un écart type en 2012-20133679121284
B4. Fluxnets non générateurs de dette à moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 4/368111314106
B5. Combinaison de B1-B4 en appliquant des chocs d’un demi écart type3710141717137
B6. Dépréciation ponctuelle nominale de 30% par rapport au scénario de référence en 2012 5/3679121284
Ratio service de la dette/recettes
Scénario de référence23456542
A. Scénarios de rechange
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2011-2031 1/23456656
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2011-2031 223456644
B. Tests paramétrés
Bl. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-201323456642
B2. Croissance des exportations en valeur à leur moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 3/23456643
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à moyenne historique moins un écart type en 2012-201323567753
B4. Fluxnets non générateurs de dette à moyenne historique moins un écart type en 2012-2013 4/23466653
B5. Combinaison de B1-B4 en appliquant des chocs d’un demi écart type23567764
B6. Dépréciation ponctuelle nominale de 30% par rapport au scénario de référence en 2012 5/24578853
Pour mémoire:
Élément don supposé pour le financement résiduel (c.-à-d., financement requis en sus du scénario de référence) 6/4444444444444444
Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

Variables comprennent croissance du PIB réel, croissance du déflateur du PIB (en dollars EU), solde courant hors intérêts en pourcentage du PIB, et fluxnon générateurs de dette.

Hypothèse: taux d’intérêt des nouveaux emprunts est supérieur de 2 points au scénario de référence, tandis que le différé d’amortissement et les échéanceas sont les mêmes que dans le scénario de référence.

Le test de résistance normalisé qui suppose une croissance des exportations à la moyenne historique moins un écart type n’est pas pertinent pour un pays comme le Burundi qui a connu un conflit et dont les exportations sont tributaires de facteurs conjoncturels.

Comprend les transferts publics et privés et l’IDE.

La dépréciation est définie comme le pourcentage de diminution du taux dollar/monnaie locale, de sorte qu’il ne dépasse jamais 100%.

S’applique à tous les tests de résistance sauf A2 (financement moins favorable) où les modalités des nouveauxfinancements sont celles spécifiés à la note 2.

Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

Variables comprennent croissance du PIB réel, croissance du déflateur du PIB (en dollars EU), solde courant hors intérêts en pourcentage du PIB, et fluxnon générateurs de dette.

Hypothèse: taux d’intérêt des nouveaux emprunts est supérieur de 2 points au scénario de référence, tandis que le différé d’amortissement et les échéanceas sont les mêmes que dans le scénario de référence.

Le test de résistance normalisé qui suppose une croissance des exportations à la moyenne historique moins un écart type n’est pas pertinent pour un pays comme le Burundi qui a connu un conflit et dont les exportations sont tributaires de facteurs conjoncturels.

Comprend les transferts publics et privés et l’IDE.

La dépréciation est définie comme le pourcentage de diminution du taux dollar/monnaie locale, de sorte qu’il ne dépasse jamais 100%.

S’applique à tous les tests de résistance sauf A2 (financement moins favorable) où les modalités des nouveauxfinancements sont celles spécifiés à la note 2.

12. Il ressort des scénarios de rechange et des tests résistance que le manque de diversification des exportations est le facteur de vulnérabilité le plus important pour la viabilité de la dette du Burundi. Le seuil indicatif du ratio du service de la dette aux exportations sera légèrement dépassé à moyen terme dans le test de résistance combinant plusieurs hypothèses (tableau 2, scénario B5). Un dépassement similaire se produit dans le test de résistance relatif aux exportations au niveau historique (tableau 2, scénario B2)8. Enfin, les seuils indicatifs correspondant aux ratios VA de la dette/PIB, VA de la dette/recettes et service de la dette/recettes ne sont dépassés dans aucun scénario de rechange ni test de résistance.

13. Les services du FMI et de la Banque mondiale estiment que le risque de surendettement du Burundi est élevé. L’analyse qui précède révèle un dépassement du seuil indicatif afférent au ratio VA de la dette/exportations sous le scénario de référence, tandis que sous les autres scénarios et tests de résistance, deux seuils d’endettement risquent d’être dépassés en cas de scénarios moins favorables et de chocs.

14. Les autorités souscrivent globalement à l’analyse des services du FMI et de la Banque mondiale. Elles ont affirmé leur détermination à continuer de recourir à des prêts hautement concessionnels et à des dons pour couvrir leurs besoins de financement, tout en progressant dans les réformes structurelles visant à doper la capacité d’exportation. Elles entendent solliciter de la part de la Banque mondiale une assistance technique sous la forme d’une évaluation de la performance matière de gestion de la dette (DeMPA) afin de jeter les bases de l’élaboration d’une stratégie d’endettement à moyen terme.

IV. Analyse de Viabilité de la Dette Publique

15. Les indicateurs de dette publique devraient s’améliorer progressivement dans le scénario de référence. Cette amélioration est principalement liée à la baisse des besoins d’emprunt du secteur public, qui elle-même résulte de l’élargissement de la base des recettes et d’une baisse progressive des dépenses publiques dans la période qui suivra l’ère de la reconstruction. Les ratios VA de la dette publique/PIB et VA de la dette publique/recettes restent bas et attestent du recours des autorités burundaises à des dons et à des prêts hautement concessionnels pour le financement de la reconstruction et de la réduction de la pauvreté.

16. Les scénarios de rechange et les tests de résistance montrent que les indicateurs de dette publique peuvent se dégrader rapidement, surtout si l’assainissement budgétaire ne se produit pas et que la croissance économique soit inférieure aux prévisions. Dans le scénario d’une croissance plus faible du PIB (tableau 4, scenario A3), le ratio VA de la dette/recettes en fin de la période de projection se dégrade considérablement par rapport au scénario de référence. Ce résultat montre combien il est nécessaire de mener une politique budgétaire prudente et de renoncer aux politiques d’emprunt non viables du passé. L’élaboration d’une stratégie d’endettement à moyen terme sera essentielle à l’ancrage de la politique budgétaire à l’avenir9. Le ratio du service de la dette aux recettes publiques n’est pas altéré de manière sensible par les scénarios de rechange ni par les chocs car les emprunts additionnels devraient être contractés à des conditions hautement concessionnelles.

Tableau 3.Burundi: Cadre de viabilité de la dette du secteur public, scénario de référence, 2008-2031(en pourcentage du PIB sauf indication contraire)
Chiffres réelsMoyenne 5/Écart type 5/EstimationProjections
2008200920102011201220132014201520162011-16

Moyenne
202120312017-31

Moyenne
Dette du secteur public 1/114,835,337,837,035,935,634,732,329,922,718,8
dont: libellée en devises101,620,722,522,622,522,722,620,418,312,110,6
Variation de la dette du secteur public-22,9-79,52,4-0,8-1,1-0,3-0,8-2,5-2,3-1,1-0,1
Flux générateurs d’endettement identifiés-27,3-111,0-0,7-2,0-1,00,20,1-1,7-1,5-0,50,0
Déficit primaire-1,0-44,12,3-4,214,11,02,63,13,22,02,02,31,50,71,3
Recettes et dons42,180,037,439,132,732,431,329,228,425,321,5
dont: dons28,266,422,823,116,215,614,813,212,811,29,3
Dépenses primaires (hors intérêts)41,136,039,740,135,335,534,531,230,426,822,2
Dynamique automatique de la dette-24,0-19,1-3,0-2,9-3,4-2,9-3,0-3,7-3,4-2,0-0,7
Contribution de l’écart tauxd’intérêt/croissance-33,9-15,3-3,1-4,5-4,0-3,0-3,2-3,6-3,2-2,1-0,9
dont: contribution du taux d’intérêt réel moyen-27,3-11,4-1,8-2,9-2,3-1,3-1,2-1,7-1,4-0,70,5
dont: contribution de la croissance du PIB réel-6,6-3,8-1,3-1,5-1,7-1,7-2,0-1,9-1,8-1,4-1,4
Contribution de la dépréciation du taux de change réel9,8-3,80,11,50,60,10,2-0,1-0,2
Autres flux générateurs d’endettement identifiés-2,2-47,90,00,0-0,20,00,00,00,00,00,0
Produit des privatisations (négatif)0,00,00,00,0-0,20,00,00,00,00,00,0
Comptabilisation d’engagements implicites ou imprévus0,00,00,00,00,00,00,00,00,00,00,0
Allégement de la dette (PPTE et autres)-2,2-47,90,00,00,00,00,00,00,00,00,0
Autres (à préciser, par exemple recapitalisation bancaire)0,00,00,00,00,00,00,00,00,00,00,0
Résiduel, y compris variations des actifs4,331,63,21,2-0,1-0,5-1,0-0,7-0,8-0,6-0,1
Autres indicateurs de viabilité
VA de la dette du secteur public28,728,227,527,426,724,923,318,014,7
dont: libellée en devises13,513,914,114,514,613,111,77,46,5
dont: dette extérieure13,513,914,114,514,613,111,77,46,5
VA des engagements conditionnels (non inclus dans dette du sect. public)
Besoins de financement bruts 2/4,7-39,95,76,48,19,910,810,210,811,49,1
Ratio VA de la dette du secteur public/recettes et dons (en pourcentage)76,972,284,084,585,485,482,171,168,3
Ratio VA de la dette du secteur public/recettes (en pourcentage)197,0176,3166,4163,4162,1155,9149,6127,3120,6
dont: dette extérieure 3/92,386,885,386,688,482,075,052,453,3
Ratio service de la dette/recettes et dons (en pourcentage) 4/4,11,51,84,35,76,76,97,36,85,14,1
Ratio service de la dette/recettes (en pourcentage) 4/12,38,64,510,611,413,013,113,412,49,17,3
Déficit primaire stabilisant le ratio dette/PIB21,935,4-0,11,83,73,44,04,54,32,60,8
Principales hypothèses macroéconomiques et budgétaires 5/
Croissance du PIB réel (en pourcentage)5,03,53,83,81,24,24,85,06,05,85,95,36,17,96,7
Taux d’intérêt nominal moyen sur la dette en devises (en pourcentage)0,70,60,30,80,20,10,40,50,60,50,50,40,60,70,7
Taux d’intérêt réel moyen sur la dette intérieure (en pourcentage)-16,5-9,3-3,2-9,76,7-3,4-3,4-0,7-1,3-3,2-2,8-2,5-0,66,41,7
Dépréciation du taux de change réel (en pourcentage, + indique une dépréciation)11,0-4,30,34,915,47,9
Taux d’inflation (déflateur du PIB, en pourcentage)27,316,97,512,613,09,610,87,68,510,69,49,48,21,25,9
Croissance des dépenses primaires réelles (corrigée du déflateur du PIB, en %)0,1-0,10,10,10,20,1-0,10,10,00,00,00,00,00,10,0
Élément de don des nouveaux emprunts extérieurs (en pourcentage)40,838,235,535,847,451,441,545,945,946,3
Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services

Administrations publiques, base brute.

Les besoins de financement bruts sont égaux au déficit primaire plus le service de la dette plus le stock de la dette à court terme à la fin de la période précédente.

Recettes hors dons.

Le service de la dette est égal à la somme des intérêts et de l’amortissement de la dette à moyen et à long terme.

Les moyennes historiques et écarts types sont généralement calculés sur les dix dernières années.

Sources: autorités burundaises; estimations et projections des services

Administrations publiques, base brute.

Les besoins de financement bruts sont égaux au déficit primaire plus le service de la dette plus le stock de la dette à court terme à la fin de la période précédente.

Recettes hors dons.

Le service de la dette est égal à la somme des intérêts et de l’amortissement de la dette à moyen et à long terme.

Les moyennes historiques et écarts types sont généralement calculés sur les dix dernières années.

Tableau 4.Burundi: Analyse de sensibilité des principaux indicateurs de dette publique, 2011-2031
Projections
20112012201320142015201620212031
Ratio VA de la dette/PIB
Scénario de référence2827272725231815
A. Scénarios de rechange
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire à leur moyenne historique2826252421201312
A2. Solde primaire inchangé par rapport à 20112827252422201413
A3. Croissance du PIB inférieure en permanence 1/2828282725241918
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-20132828292927262119
B2. Solde primaire à moyenne historique moins un écart type en 2012-20132827262624231714
B3. Combinaison de B1-B2 en appliquant des chocs d’un demi écart type2827262625231918
B4. Dépréciation ponctuelle réelle de 30% en 20122833323028261915
B5. Augmentation des autres flux générateurs de dette de 10% du PIB en 20122833323129272016
Ratio VA de la dette/recettes 2/
Scénario de référence7284848585827168
A. Scénarios de rechange
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire à leur moyenne historique7280777471664943
A2. Solde primaire inchangé par rapport à 20117281787674705658
A3. Croissance du PIB inférieure en permanence 1/7284858687847583
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-20137286889192898388
B2. Solde primaire à moyenne historique moins un écart type en 2012-20137283818282796967
B3. Combinaison de B1-B2 en appliquant des chocs d’un demi écart type7282808283817581
B4. Dépréciation ponctuelle réelle de 30% en 201272101989796917468
B5. Augmentation des autres flux générateurs de dette de 10% du PIB en 201272101100100100968174
Ratio service de la dette/recettes 2/
Scénario de référence46777754
A. Scénarios de rechange
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire à leur moyenne historique46777754
A2. Solde primaire inchangé par rapport à 201146777754
A3. Croissance du PIB inférieure en permanence 1/46777755
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à moyenne historique moins un écart type en 2012-201346778755
B2. Solde primaire à moyenne historique moins un écart type en 2012-201346777754
B3. Combinaison de B1-B2 en appliquant des chocs d’un demi écart type46777754
B4. Dépréciation ponctuelle réelle de 30% en 201246889865
B5. Augmentation des autres flux générateurs de dette de 10% du PIB en 201246778754
Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

Hypothèse: croissance du PIB réel du scénario de référence moins un écart type divisé par racine carrée de la durée de la période de projection.

La définition des recettes comprend les dons.

Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

Hypothèse: croissance du PIB réel du scénario de référence moins un écart type divisé par racine carrée de la durée de la période de projection.

La définition des recettes comprend les dons.

V. Conclusion

17. Le Burundi restera exposé à un risque de surendettement élevé. Le ratio VA de la dette extérieure/exportations dépassera le seuil d’endettement spécifique à moyen terme et devrait être juste en dessous de ce seuil vers la fin de la période de projection. En outre, dans les scénarios de rechange (y compris celui d’une croissance faible et d’un niveau plus élevé des taux d’intérêt des nouveaux emprunts) et dans les tests de résistance deux indicateurs d’endettement dépassent les seuils d’endettement spécifiques. Pour atténuer les risques pesant sur la viabilité de la dette, les services du FMI et de la Banque mondiale encouragent les autorités à continuer de recourir à des dons et à des prêts hautement concessionnels pour satisfaire leurs besoins de financement et à poursuivre le renforcement de leur capacité de gestion de la dette. Ils conseillent par ailleurs aux autorités burundaises d’intensifier les réformes structurelles afin de diversifier les exportations, d’éliminer les contraintes d’infrastructures qui freinent la croissance et de promouvoir le développement du secteur privé en améliorant l’environnement des affaires. Enfin, ils engagent les autorités à poursuivre les efforts qu’elles mènent pour améliorer l’administration fiscale et élargir l’assiette de l’impôt afin de réduire la dépendance à l’égard des financements extérieurs.

Graphique 1.Burundi: Indicateurs d’endettement extérieur contracté ou garanti par l’État selon divers scénarios, 2011-2031 1/

Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

Le test de résistance le plus extrême est celui qui produit le ratio le plus élevé en 2021. Au graphique b. cela correspond à une combinaison de chocs; au c., à un choc des exportations; au d., à une combinaison de chocs; au e., à un choc des exportations; et au f., à une combinaison de chocs.

Graphique 2.Burundi: Indicateurs d’endettement public selon divers scénarios, 2011-2031 1/

Sources: autorités burundaises; et estimations et projections des services.

1/ Le test de résistance le plus extrême est celui qui produit le ratio le plus élevé en 2021.

2/ La définition des recettes comprend les dons.

1L’AVD a été produite conjointement par les services du FMI et de la Banque mondiale.
2Voir rapport du FMI N° 10/313, Sup. 2; et IDA/R2010-0346/1, Annexe 2.
3Le score CPIA du Burundi a connu une légère amélioration par rapport à la moyenne de 3,05 de la période 2007–09. Une note inférieure à 3,25 dénote de mauvais résultats de politique économique, conformément au CVD applicable aux pays à faible revenu.
4Administrations publiques, base brute. Comme le note le Protocole d’accord technique, la dette contractée par les entreprises publiques avec une garantie de l’État entre en ligne de compte dans les limites d’endettement et, partant, dans l’AVD.
5Parmi les créanciers multilatéraux, des accords ont été conclus avec la BADEA, l’UE et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), tandis que les négociations se poursuivent avec le FIDA. Parmi les créanciers hors Club de Paris, des accords ont été signés avec le Koweït, la Libye, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. La République populaire de Chine a effacé toutes ses créances durant la période intérimaire. Les conditions de certains des accords signés étaient moins favorables que celles envisagées au titre de l’initiative PPTE.
6Comme le mentionnait l’AVD de 2010, qui citait le mémorandum économique pays de la Banque mondiale (2010), les prévisions de croissance étaient plus solides, avec une moyenne de 8,8 % sur la période 2011-15, en partant de l’hypothèse de la mise en œuvre des divers investissements en infrastructures (y compris routes et énergie) d’un montant de 556 millions de dollars, de l’accélération des réformes liées au climat des affaires et à la gestion des finances publiques (GFP) et, partant, d’une meilleure croissance de l’IDE.
7Cet argument s’applique également aux tests de résistance. De manière plus précise, le test normalisé qui part de l’hypothèse d’une croissance de la valeur des exportations à la moyenne historique moins un écart type en 2011-12 aboutit à une réduction prononcée des exportations. Cela s’explique par le niveau élevé de l’écart type des exportations imputable au conflit et à la cyclicité des exportations (à cause notamment de l’âge avancé des caféiers). L’année 2009 est exclue du calcul de la moyenne historique et de l’écart type sur 10 ans en raison des effets comptables de l’allégement de dette PPTE.
8Voir note 5.
9Les réserves concernant l’opportunité du scénario historique dans un pays touché par un conflit s’appliquent également en l’espèce.

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