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Finance & Development, Septembre 2013
Article

En Bref

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
August 2008
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Place aux femmes

C’est au Chili, au Pérou, en Colombie, au Mexique et en Uruguay que l’environnement est le plus favorable pour les femmes entrepreneurs d’Amérique latine et des Caraïbes. C’est ce que révèle un nouvel indice, le Women’s Entrepeneurial Venture Scope, publié par le Fonds multilatéral d’investissement, un membre du Groupe de la Banque interaméricaine de développement.

Femme chef d’entreprise à San Miguel de Allende, au Mexique.

Cet indice note vingt pays par rapport aux cinq domaines qui influent le plus sur l’entrepreneuriat des femmes: les risques liés à l’exploitation d’une entreprise, l’environnement administratif et réglementaire, l’accès au crédit, les compétences et la formation, et les services sociaux, notamment l’existence de programmes d’aide aux familles, tels que les garderies.

Le Chili se place en tête, car il présente trois avantages: le faible risque macroéconomique, les nombreuses initiatives de diversification des fournisseurs et les services sociaux. Le Pérou, qui dispose de solides réseaux et programmes de soutien techniques pour les PME, arrive immédiatement après. La Colombie est en troisième position grâce à ses programmes avancés de formation des chefs de PME et la facilité pour les femmes de suivre des études universitaires.

Réduction des obstacles au commerce

Les gouvernements africains qui réduisent les barrières commerciales entre les pays du continent doivent aussi prendre des mesures énergiques pour stimuler le développement de leur secteur privé, faute de quoi ce sont les entreprises étrangères qui profiteront de cette simplification du système commercial, et non les entreprises africaines. Telle est la conclusion d’un nouveau rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Economic Development in Africa Report 2013. Selon ce rapport, le commerce intrarégional en Afrique est très prometteur, pour autant que ce soit les entreprises africaines qui fournissent les marchandises.

Ces dernières années, la part du commerce interafricain dans le total des échanges commerciaux sur le continent est tombée de 22,4 % en 1997 à 11,3 % en 2011. Ce chiffre est peut-être en deçà de la réalité compte tenu de l’importance des échanges informels à travers les frontières, mais il n’en est pas moins faible par rapport aux autres régions du monde. Ainsi, entre 2007 et 2011, la proportion moyenne des exportations intrarégionales en Afrique a été de 11 %, contre 50 % en Asie et 70 % en Europe.

2013: les dates à retenir

17–19 septembre, Dili, Timor-Leste

Conférence sur l’exploitation des richesses naturelles

17–30 septembre, New York

68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies

25–27 septembre, Sopot, Pologne

Forum européen pour les idées nouvelles

1er–2 octobre, Kiel, Allemagne

Symposium économique mondiale

11–13 octobre, Washington

Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du FMI

18–19 octobre, Panama, Panama

Sommet ibéro-américain

7–8 novembre, Washington

14e conférence annuelle Jacques Polak du FMI

13–14 novembre, Amsterdam, Pays-Bas

Sommet mondial sur la retraite

Les auteurs du rapport font valoir que l’élimination des obstacles au commerce ne produira pas l’effet recherché si les gouvernements ne cherchent pas en même temps à diversifier les marchandises produites localement ainsi que leur degré de sophistication; c’est ce que les économistes appellent élargir la capacité de production.

Atelier de fabrication de koras au Sénégal.

Le maillon manquant de la protection sociale

Dans beaucoup de pays à revenu intermédiaire d’Asie et du Pacifique en plein essor, les systèmes de protection sociale sont loin de subvenir aux besoins de nombreuses personnes pauvres et vulnérables, qui restent à la merci d’aléas tels que le chômage, la maladie et les catastrophes naturelles. C’est ce que nous apprend une nouvelle étude de la Banque asiatique de développement (BAsD) intitulée The Social Protection Index: Assessing Results for Asia and the Pacific.

Cette étude, qui analyse les programmes publics d’assurance sociale, d’assistance sociale et de prestations chômage dans 35 pays d’Asie et du Pacifique, révèle des schémas de dépenses variés en fonction des groupes de revenu et des sous-régions considérés.

Dans un petit nombre de pays (Japon, République de Corée, Mongolie et Ouzbékistan), les indices dépassent 0,200, ce qui signifie que ces pays investissent déjà 8 % de leur PIB dans la protection sociale. En revanche, dans la plupart des pays à revenu intermédiaire (Arménie, Fidji, Inde, Indonésie, Pakistan, Philippines et Samoa), la proportion reste inférieure à 3 % du PIB.

«Les programmes publics de protection sociale doivent être élargis pour couvrir toute la population qui ne l’est pas dans les pays à revenu intermédiaire», estime Bart Édes, Directeur du Département du développement régional et durable à la BAsD.

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