Information about Asia and the Pacific Asia y el Pacífico
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Avant-propos

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
June 2000
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Information about Asia and the Pacific Asia y el Pacífico
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La pauvreté sous toutes ses formes est le plus important défi auquel doit faire face la communauté internationale. Une cause particulière de préoccupation est le cas des 1,2 milliard d’êtres humains qui ont moins d’un dollar par jour pour vivre, et des 1,6 milliard d’autres qui ont moins de deux dollars par jour.

Le progrès à cet égard passe nécessairement par la définition d’objectifs de lutte contre la pauvreté. Issus des grandes conférences et des sommets mondiaux organisés par l’ONU dans les années 90, les objectifs de développement présentés ici sont des objectifs généraux, pour le monde entier. Ils visent certains des nombreux aspects de la pauvreté, et ses effets sur la vie des êtres humains. En les faisant siens, la communauté internationale s’engage vis-à-vis des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde — et aussi vis-à-vis d’elle-même.

Ces objectifs sont définis de manière précise, et chiffrés pour garantir que nul n’élude ses responsabilités. Clairs et transparents, ces chiffres serviront de repères pour tracer l’itinéraire menant vers la réalisation des objectifs et suivre les progrès. Mais les êtres humains ne sont pas des chiffres, et le bonheur n’est pas une statistique. Ce qui fait la valeur de ces objectifs, c’est qu’en les atteignant, on aura amélioré la qualité de la vie. Le monde sera meilleur, et plus sûr, pour les 6 milliards d’êtres humains qui l’habitent et qui, selon les prévisions, seront 7 milliards en 2015.

Des objectifs ne s’imposent pas, ils doivent être choisis de tout coeur. Il appartient à chaque pays de définir les siens, de choisir les voies de son développement, et de prendre ses propres engagements, par la concertation nationale. L’appui de la communauté internationale y est indispensable. Et les pays à revenu élevé, qui disposent de plus de ressources, peuvent apporter un concours précieux.

Il est essentiel que tous les partenaires de cet effort de développement poursuivent des stratégies de croissance durable plus rapide, qui favorisent les pauvres. Qu’ils dépensent de façon effective, sans gaspillage et en s’assurant que des procédures de responsabilisation sont toujours en place. Qu’ils dépensent à bon escient, finançant des activités pour le développement humain, social et économique, et non pas pour gonfler excessivement leurs moyens militaires ou lancer des projets à répercussions catastrophiques pour l’environnement. Qu’ils dépensent avec sagacité, sans consacrer des ressources publiques à des activités que le secteur privé est mieux placé pour entreprendre.

Les obstacles? Une faible gouvernance. Des politiques mal conçues. Les atteintes aux droits de la personne. Les conflits, les catastrophes et autres chocs externes. La progression de l’épidémie de VIH et de sida. L’inaction face aux inégalités de revenus, d’éducation et d’accès aux soins de santé, face aux disparités entre hommes et femmes.

Il y en a d’autres qui empêchent de progresser plus vite: les débouchés des pays en développement sur les marchés mondiaux sont limités, l’endettement est un lourd fardeau, l’aide au développement s’est amenuisée, le comportement des donateurs n’est pas toujours cohérent.

Comment les surmonter? À travers un partenariat authentique, et un engagement soutenu à éliminer la pauvreté dans ses nombreuses dimensions. Nos institutions s’emploient à faire de ces objectifs de développement un cadre commun pour nos actions et nos programmes, et pour mesurer notre efficacité. Ce combat contre la pauvreté, il nous faut en sortir vainqueurs, et c’est par notre détermination que tous ensemble nous y parviendrons, pour le bien de tous.

Kófi Á. Annan

Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

Donald J. Johnston

Secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques

Horst Köhler

Directeur général du Fonds monétaire international

James D. Wolfensohn

Président du Groupe de la Banque mondiale

Juin 2000

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