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Chapitre 2. L’Afrique subsaharienne est-elle affligée par la malédiction des ressources?

Author(s):
Charlotte Lundgren, Alun Thomas, and Robert York
Published Date:
December 2013
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Étant donné que l’AfSS exploite depuis très longtemps ses ressources naturelles et que pourtant, jusqu’à une date récente, ses résultats économiques ont été relativement médiocres, il est légitime de se demander si la région est victime de la « malédiction des ressources ». Cette malédiction—qui veut que les pays et les régions abondamment dotés de ressources naturelles affichent en général une croissance économique plus faible, se développent moins vite et sont plus instables que les pays où ces ressources sont plutôt rares—est un thème important qui revient souvent dans les travaux universitaires sur la gestion des ressources naturelles, surtout ceux qui sont consacrés à l’Afrique (voir, par exemple, Sachs et Warner, 1995, 1997 et 2001). D’après les données dont on dispose sur cette sous-région, cette malédiction a été présente à des degrés divers, mais elle s’est estompée depuis 2000, même si les grands indicateurs économiques et sociaux révèlent la persistance de déficiences que l’on pourrait attribuer à une mauvaise gestion des ressources naturelles. Considérons quelques faits stylisés.

  • Les ressources naturelles—essentiellement des minerais, du pétrole et du gaz—sont une importante source de recettes d’exportations pour près de la moitié des pays d’AfSS (les pays riches en ressources naturelles sont ceux pour lesquels celles-ci ont constitué plus d’un quart du total des exportations de marchandises entre 2005 et 2010; graphique 2.1 et encadré 2.1). Depuis l’année 2000, la croissance du PIB réel par habitant est plus forte dans ces pays que dans les autres pays d’AfSS, bien que, dans l’ensemble, les rentes provenant de ces ressources aient été lentes à se traduire par une amélioration des niveaux de vie. C’est dans les pays exportateurs de pétrole que l’importance relative des exportations de ressources naturelles—par rapport aux exportations de marchandises et au PIB hors ressources naturelles—est la plus grande; dans plusieurs de ces pays, elles dépassent en valeur le PIB hors ressources naturelles (tableau 2.1).
  • La moitié des vingt pays riches en ressources naturelles sont budgétairement tributaires des recettes tirées de l’exploitation de ces ressources. Ce groupe est composé des pays où ces recettes dépassent 20% du total des recettes; en font partie les sept pays exportateurs de pétrole (voir tableau 2.1), auxquels s’ajoutent le Botswana, la République démocratique du Congo (RDC) et la Guinée. Dans tous les autres pays exportateurs de ressources naturelles, celles-ci contribuent pour moins de 15% aux recettes budgétaires et seuls deux de ces pays (Niger et Zambie) devraient, d’après les projections, accroître sensiblement cette proportion à moyen terme.
  • Pour plusieurs pays, les recettes publiques qui pourraient être tirées de l’exploitation des richesses naturelles sont considérables par rapport au PIB actuel hors ressources naturelles, même s’il y a d’importants écarts entre pays. Pour donner une idée des ordres de grandeur en question, la valeur actuelle nette des richesses naturelles est estimée au tableau 2.1 sur la base des éléments suivants: taille des réserves de ressources naturelles d’après les projections, rythme d’épuisement des ressources, prix des ressources et taux d’actualisation.1 Parmi les pays qui peuvent s’attendre à bénéficier d’importants flux de recettes à l’avenir grâce aux ressources naturelles identifiées figurent les principaux pays exportateurs de pétrole, le Botswana (encore que ces recettes diminueront vraisemblablement à l’avenir en proportion de la production hors ressources minérales) et la RDC. En outre, compte tenu des ressources récemment découvertes, plusieurs pays (le Ghana, le Libéria, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda et la Tanzanie) peuvent compter sur d’abondantes recettes à l’avenir, à condition toutefois qu’ils se soient dotés entretemps d’un cadre bien structuré pour la politique fiscale. Ces considérations s’appuient sur les ressources naturelles connues à ce jour et, selon toute vraisemblance, la plus grande partie des ressources naturelles exploitables en AfSS n’a pas encore été découverte. Cela dit, les perspectives d’évolution des prix des produits de base sont très incertaines et il est possible que les prix ne se maintiennent pas durablement à leur niveau élevé actuel, ce qui aurait des conséquences négatives pour la valeur des richesses naturelles.
  • Les pays exportateurs de pétrole d’AfSS dépensent beaucoup moins que les autres pays en proportion de leur PIB pour l’éducation publique et la santé. En 2006—09, le ratio médian des dépenses consacrées à l’éducation publique et à la santé a été de 3% du PIB pour les pays exportateurs de pétrole, contre plus de 8% du PIB pour les pays à revenu intermédiaire et environ 6% du PIB pour les pays à faible revenu dépourvus de ressources naturelles. Dans le groupe des pays exportateurs de pétrole, on relève toutefois des écarts très prononcés entre pays; ainsi, l’Angola a considérablement accru ses dépenses d’éducation et de santé jusqu’à fin 2009 en les portant à plus de 8% du PIB, mais elles ont chuté par la suite. En conséquence, de tous les pays exportateurs de pétrole, l’Angola est celui où l’indice du développement humain a progressé le plus vite entre 2005 et 2010.

Graphique 2.1.Afrique subsaharienne: principales exportations de ressources non renouvelables

Source: base de données du Département Afrique du FMI.

Tableau 2.1.Pays riches en ressources naturelles: principaux indicateurs relatifs aux ressources naturelles, 2010(Pourcentage du PIB hors ressources naturelles, sauf indication contraire)
Exportations de

des ressources
Recettes des

ressources
Recettes des

(% du total

des recettes)
PIB par

habitant

(dollars EU)
RNB par

habitant

(dollars EU)
Richesse

souterraine1
Participation de

l’état à l’exploitation

des ressources

(% du total)
Statut au

regard de l’Initiative

TIE (ITIE)2
Exportateurs de pétrole
Angola110.659.875.94,4233,9401,121.467.0
Cameroun10.54.826.61,1431,180167.045.0Candidat
Tchad60.226.167.6676620357.50.0Candidat
Congo,224.192.079.02,9432,1501,548.10.0En conformité
République du
Guinée171.666.488.119,99814,540141.4Partielle
équatoriale
Gabon116.331.653.98,6437,740919.725.0–35.0En conformité
Nigéria54.327.272.21,2221,180772.3PartielleEn conformité
Autres pays budgétairement

tributaires des ressources naturelles
Botswana38.213.431.37,4036,790199.350.0
Congo,68.65.526.5199180135.930.0Candidat
République démocratique du
Guinée33.65.024.845240044.030.0Candidat
Autres pays
République2.80.98.0457470n.a.0.0En conformité
centrafricaine
Ghana12.00.53.71,2831,23049.10.0En conformité
Mali16.83.317.160260075.60.0En conformité
Namibie17.41.85.85,3304,50014.450.0
Niger11.01.711.835837026.215.0-40.0En conformité
Sierra Leone11.10.32.4325340n.a.0.0Candidat
Afrique du Sud8.60.62.07,2756,090n.a.Faible
Tanzanie7.2n.a.n.a.527530n.a.0.0En conformité
Zambie51.72.710.91,2531,07031.415.0-20.0En conformité
Zimbabwe24.40.82.5595460n.a.Partielle
Sources: Mbendi.com; U.S. Geological Surveys; Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde; FMI, base de données du Département Afrique; estimations et calculs des services du FMI.Note: n.d. = non disponible. Basé sur les ressources naturelles non renouvelables.

La richesse souterraine est définie par la valeur actualisée nette des richesses multipliée par le taux d’imposition implicite (ratio recettes provenant des ressources naturelles/exportations de ressources naturelles, 2005—10).

Le Burkina Faso, le Libéria et le Mozambique sont en conformité avec l’ITIE, mais ils ne sont pas inclus dans le groupe des pays exportateurs de ressources naturelles. Le statut au regard de l’ITIE est la situation au mois de mars 2013. On trouvera à l’encadré 7.3 une explication plus détaillée des statuts de “candidat” et “en conformité”.

Sources: Mbendi.com; U.S. Geological Surveys; Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde; FMI, base de données du Département Afrique; estimations et calculs des services du FMI.Note: n.d. = non disponible. Basé sur les ressources naturelles non renouvelables.

La richesse souterraine est définie par la valeur actualisée nette des richesses multipliée par le taux d’imposition implicite (ratio recettes provenant des ressources naturelles/exportations de ressources naturelles, 2005—10).

Le Burkina Faso, le Libéria et le Mozambique sont en conformité avec l’ITIE, mais ils ne sont pas inclus dans le groupe des pays exportateurs de ressources naturelles. Le statut au regard de l’ITIE est la situation au mois de mars 2013. On trouvera à l’encadré 7.3 une explication plus détaillée des statuts de “candidat” et “en conformité”.

Encadré 2.1.Répartition des ressources naturelles non renouvelables en Afrique subsaharienne

Près de 10% de la production annuelle des pays d’AfSS et 50% de leurs exportations proviennent de ressources naturelles non renouvelables. Ces ressources font partie des principales exportations dans environ 20 des 45 pays de la région (graphique 2.1.1). Sept d’entre eux sont exportateurs de pétrole et sont à l’origine collectivement de plus de la moitié des exportations de ressources naturelles de la région. Les recettes d’exportation des treize autres proviennent à raison d’un quart au moins des industries minières. Un pays est dit « riche en ressources naturelles » si celles-ci représentent au moins 25% du total de ses exportations.

Graphique 2.1.1.Afrique subsaharienne: exportations de ressources naturelles, moyenne 2005–10

Source: FMI, base de données du Département Afrique.

Note: les données relatives à la Côte d’Ivoire et au Sénégal ne comprennent pas les réexportations de produits pétroliers raffinés.

Dans la plupart des pays de la région riches en ressources naturelles autres que le pétrole, les principaux produits d’exportation sont l’or, les diamants et d’autres pierres précieuses. Quelques pays sont toutefois fortement tributaires des métaux de base et de l’uranium (Niger et Zambie) ou exploitent un large éventail de produits (Guinée, Namibie, RDC et Sierra Leone).

Étant donné que les coûts d’exploitation des ressources non renouvelables diffèrent considérablement d’un pays à l’autre, de même que la capacité des régimes fiscaux de mettre à profit les rentes qui en découlent, les recettes publiques provenant de l’exploitation de ces ressources varient énormément en fonction du pays (graphique 2.1.2). Bien que notre analyse porte pour une bonne part sur les vingt pays d’AfSS qui exportent des ressources naturelles, nous accordons aussi une attention particulière aux dix pays qui sont budgétairement tributaires des ressources naturelles.

Graphique 2.1.2.Pays riches en ressources naturelles d’AfSS: recettes provenant des ressources naturelles, moyenne 2005–10

Source: FMI, base de données du Département Afrique.

Certains pays considérés actuellement comme n’étant pas riches en ressources naturelles disposent pourtant d’un potentiel considérable d’exportation dans ce domaine. Ainsi, le Mozambique, l’Ouganda et São Tomé-et-Príncipe, entre autres pays, s’efforcent d’exploiter leurs réserves de pétrole et de gaz; la perspective de trouver des gisements de pétrole off-shore au Libéria s’annonce prometteuse et le Malawi pourrait posséder d’importants gisements d’uranium. Certains exportateurs de ressources naturelles, tels que le Ghana (pétrole), le Sierra Leone (minerai de fer) et la Tanzanie (gaz) élargissent aussi la gamme des produits de base qu’ils exportent. Comme le fait observer Collier (2011), il est probable que la plus grande partie des ressources naturelles exploitables n’ait pas encore été mise au jour, car les découvertes faites jusqu’à présent en AfSS sont très nettement en deçà de celles d’autres régions du monde.

Si tant est qu’il y ait eu une « malédiction des ressources naturelles » en AfSS, les déficiences observées dans l’exploitation de ces ressources ainsi que sur le plan de la gestion macroéconomique et de la gouvernance semblent en avoir été des facteurs déterminants. La médiocrité relative des résultats macroéconomiques est liée à la recherche de rentes, dans la mesure où le système politique national privilégie la captation des rentes provenant de l’exploitation des ressources naturelles, au profit généralement de petites élites ou d’intérêts particuliers et au détriment du reste de la population qui est ainsi tenue à l’écart des bienfaits de la croissance, d’où des inégalités criantes dans la répartition des revenus. La notion de « malédiction des ressources » renvoie aussi à l’idée que les liens économiques en amont ou en aval entre les exportations primaires et le reste de l’économie sont faibles et que les pressions à la hausse sur le taux de change nominal et sur les prix induites par l’afflux de recettes provenant des ressources naturelles entraînent une perte plus générale de compétitivité internationale et, partant, une baisse de la production et de l’emploi dans le secteur manufacturier (c’est ce qu’on appelle le « mal hollandais »). L’abondance de ressources naturelles peut aussi engendrer de l’instabilité dans les agrégats macroéconomiques en raison des fluctuations des prix de ces ressources.

La persistance de prix élevés pour les ressources naturelles depuis le milieu de la première décennie 2000 a contribué à une amélioration des résultats des pays exportateurs, mais il est encore trop tôt pour savoir si elle sera durable. Depuis l’année 2000, la croissance du PIB réel par habitant a été, en moyenne, plus forte dans les pays exportateurs de ressources naturelles que dans les autres pays d’AfSS et encore plus forte dans le sous-groupe de pays budgétairement tributaires de ces ressources (graphique 2.2, panneau de gauche). Cela s’explique par la conjugaison d’une évolution favorable des prix des produits de base, la découverte de nouveaux gisements (Angola, Guinée équatoriale, Tanzanie) et une nette amélioration des autres secteurs de l’économie.

Graphique 2.2.Pays riches en ressources naturelles d’AfSS: croissance du PIB réel avec et sans les ressources naturelles

Sources: FMI, bases de données des Perspectives de l’économie mondiale et du Département Afrique.

Cependant, la contribution directe de la production de ressources naturelles à la croissance du PIB varie considérablement d’un pays à l’autre. Ainsi, c’est un facteur déterminant de la croissance de la production en Guinée équatoriale et en RDC, alors qu’elle y contribue de façon plus modeste en Afrique du Sud et en Zambie (graphique 2.2, panneau de droite). En même temps, dans de nombreux pays, le rôle des ressources naturelles dans la croissance n’apparaît que très partiellement si l’on considère uniquement les indicateurs sectoriels concernant la production. En effet, les écarts par rapport à la croissance tendancielle hors ressources naturelles sont fortement corrélés avec les variations annuelles des prix des produits de base (graphique 2.3), ce qui indiquerait que ceux-ci ont aussi un effet positif sensible sur les activités qui ne sont pas liées à l’exploitation des ressources naturelles. En outre, la croissance du secteur des ressources naturelles et celle du reste de l’économie sont corrélées de façon fortement positive, ce qui indiquerait l’existence de liens entre les deux secteurs, à cause par exemple du besoin accru de biens et de services de la part du secteur des ressources naturelles et des effets sur le reste de l’économie d’une augmentation de la demande grâce aux revenus créés par le secteur des ressources naturelles.

Graphique 2.3.Pays riches en ressources naturelles d’AfSS: écart de croissance hors ressources naturelles et indice des prix des matières premières

Sources: FMI, bases de données des Perspectives de l’économie mondiale et du Département Afrique.

Il convient de souligner aussi que le PIB par habitant peut être un indicateur trompeur du revenu perçu par les nationaux dans les pays riches en ressources naturelles et que le revenu national brut (RNB) donne une vision un peu différente. En général, l’exploitation des ressources naturelles fait appel à des sociétés, des capitaux et du personnel étranger, ce qui fait qu’une forte proportion de la valeur de la production revient à des étrangers et non à des nationaux. Comme le montre le graphique 2.4, l’écart entre le PIB et le RNB est relativement prononcé dans le cas des pays producteurs de pétrole, mais beaucoup moins marqué dans les pays exportateurs d’autres types de ressources ou les pays à faible intensité de ressources naturelles2.

Graphique 2.4.Afrique subsaharienne: PIB par habitant moins RNB par habitant

Source: Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde.

Bien que, en AfSS, le RNB par habitant soit plus élevé en moyenne dans les pays exportateurs de ressources naturelles que dans les autres, cet avantage ne se traduit pas généralement par un écart correspondant du point de vue de l’indice du développement humain (IDH) ou des indicateurs internationaux du bien-être (graphique 2.5). Cela est particulièrement vrai des pays exportateurs de pétrole, dont le RNB est nettement supérieur à celui des pays exportateurs d’autres ressources. S’il est vrai que l’accélération de la croissance dans les pays exportateurs de ressources naturelles, dans certains pays, s’est accompagnée d’une nette amélioration pour certains aspects des soins de santé (vaccinations, par exemple), les taux d’alphabétisme et de mortalité infantile ne sont que légèrement meilleurs dans les pays riches en ressources naturelles et les taux de scolarisation y sont considérablement moins bons que dans les pays moins bien dotés en ressources naturelles (graphique 2.6). Il convient certes d’interpréter avec prudence les comparaisons globales entre pays en raison de la grande diversité des niveaux de revenu entre groupes de pays, mais les moyennes générales apportent quand même une explication partielle aux préoccupations souvent exprimées au sujet des inégalités de revenu et de l’absence de croissance solidaire dans les pays riches en ressources naturelles.3

Graphique 2.5.Afrique subsaharienne: principaux indicateurs de développement, 2010

Source: Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde.

Graphique 2.6.Afrique subsaharienne: indicateurs sociaux et abondance des ressources, 2000–09

Source: Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde.

Lectures recommandées

Le caractère historique de l’effet négatif sur la croissance de la « malédiction des ressources », tel qu’il a été mis en évidence par les travaux de Sachs et Warner (1995, 1997) et de Gylfason, Herbertson et Zoega (1999), a récemment été remis en question. En particulier, Brunnschweiler et Bulte (2008) montrent que si l’abondance de ressources est représentée par un indicateur des richesses naturelles (valeur actualisée nette des richesses naturelles) plutôt que par un indicateur de la dépendance à l’égard de ces ressources (ratio exportations de ressources naturelles/ production), l’effet des ressources naturelles sur la croissance est positif. En outre, van der Ploeg et Poelhekke (2009) montrent que l’instabilité de la croissance non anticipée influence de façon nettement négative la croissance par habitant, mais, une fois neutralisé ce facteur, l’effet des ressources naturelles sur la croissance devient positif. Plusieurs autres études concluent que l’abondance de ressources naturelles a des effets contrastés sur la croissance économique (Stijns, 2005; Collier et Hoeffler, 2009).

Akitoby, Bernardin, and Sharmini Coorey, eds., 2012, Oil Wealth in Central Africa: Policies for Inclusive Growth (Washington: International Monetary Fund). ISBN: 9781616353766. www.imf.org/external/pubs/cat/longres.aspx?sk=25682.0.

Arezki, Rabah, Thorvaldur Gylfason, and Amadou Sy, eds., 2011, Beyond the Curse: Policies to Harness the Power of Natural Resources (Washington: International Monetary Fund). ISBN: 9781616351458. www.imf.org/external/pubs/cat/longres.cfm?sk=24843.0.

Arezki, Rabah, Catherin Pattillo, Marc Quintyn, and Min Zhu, eds., 2012, Commodity Price Volatility and Inclusive Growth in Low-Income Countries (Washington: International Monetary Fund). ISBN: 9781616353797. www.imf.org/external/pubs/cat/longres.aspx?sk=25718.0.

Brunnschweiler, Christa N., and Erwin H. Bulte, 2008, “The Natural Resource Curse Revised and Revisited: A Tale of Paradoxes and Red Herrings,” Journal of Environmental Economics and Management, Vol. 55, pp. 248-64. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.jeem.2007.08.004.

Collier, Paul, 2011, Savings and Investment Decisions in Low-Income Resource Exporters, Centre for the Study of African Economies (Oxford: Oxford University). www.bcplp.org/pt-PT

Collier, Paul, and Anke Hoeffler, 2009, “Testing the Neocon Agenda: Democracy in Resource-Rich Societies,” European Economic Review, Vol. 53, No. 3, pp. 293-308. www.sciencedirect.com/science/article/B6V64-4SR7181-1/2/4f76cd0b936c82db6c7a23a6bb3a5b00.

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Humphreys, Macartan, Jeffrey D. Sachs, and Joseph E. Stiglitz, eds., 2007, Escaping the Resource Curse (New York: Columbia University). ISBN: 978-0-231-14196-3. www.gobookee.net/escaping-the-resources-curse-sachs/.

Ross, Michael L., 2012, The Oil Curse: How Petroleum Wealth Shapes the Development of Nations (Princeton, New Jersey: Princeton University Press). ISBN: 9781400841929.

Sachs, Jeffrey D., and Andrew M. Warner, 1995, “Natural Resource Abundance and Economic Growth,” NBER Working Paper No. 5398 (Cambridge, MA: National Bureau of Economic Research). www.nber.org/papers/w5398.

Sachs, Jeffrey D., and Andrew M. Warner, 1997, “Fundamental Sources of Long-Run Growth,” American Economic Review: Papers and Proceedings, Vol. 87, pp. 184—88. www.jstor.org/stable/2950910.

Sachs, Jeffrey D., and Andrew M. Warner, 2001, “The Curse of Natural Resources,” European Economic Review, Vol. 45, Nos. 4—6, pp. 827—38. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/S0014-2921(01)00125-8.

Stijns, Jean-Philippe C., 2005, “Natural Resource Abundance and Economic Growth Revisited,” Resources Policy, Vol. 30, No. 2, pp. 107-130. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.resourpol.2005.05.001.

Van der Ploeg, Frederick, and Steven Poelhekke, 2009, “Volatility and the Natural Resource Curse,” Oxford Economic Papers, Vol. 61, pp. 727-760. DOI: 10.1093/oep/gpp027.

1L’évaluation des réserves et des rythmes d’exploitation est basée sur diverses sources de données (voir tableau 2.1). Le rapport du FMI sur les Perspectives de l’économie mondiale contient des projections de prix pour la plupart des ressources concernées et, pour ces dernières, nous utilisons une moyenne des prix sur cinq ans (2012—16); pour les autres ressources, nous utilisons le prix de 2011. Par hypothèse, le taux d’actualisation réel est de 4%.
2Des écarts prononcés entre le PIB et le RNB peuvent aussi être dus à des facteurs sans lien avec les ressources naturelles, tels que l’existence d’un stock important de dette publique extérieure ou la détention par des nationaux d’un stock important d’avoirs extérieurs.
3Par exemple, le mauvais score de l’Angola par rapport au Ghana en ce qui concerne l’indicateur de développement humain, malgré un net avantage sur le plan du revenu, peut être interprété comme la conséquence de décennies de guerre civile, mais ceci n’est peut-être pas sans un lien aussi avec la présence de ressources naturelles.

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